Arriver à Cortina d’Ampezzo, c’est entrer dans un carrefour naturel unique au coeur des Dolomites. Ici, les vallées ne s’alignent pas : elles s’ouvrent. Depuis le Cadore, la Val Pusteria, l’Ampezzano ou les cols de Falzarego et de Tre Croci, les routes convergent vers une conque lumineuse entourée de parois claires, presque irréelles. Les Dolomites de Vénétie ne sont pas un massif montagneux que l’on traverse distraitement : elles se regardent, se parcourent lentement, s’apprécient en randonnant.
Cortina est un point d’équilibre rare. Suffisamment centrale pour rayonner facilement, suffisamment préservée pour offrir, à quelques minutes de voiture, des balades accessibles à tous sans renoncer à la grandeur du décor. L’été, on marche sur la dolomie tiède et claire ; l’hiver, certains de ces lieux deviennent des promenades enneigées ou des belvédères silencieux (avec des accès parfois limités selon les conditions).
Voici 9 idées de balades faciles, toutes réalisables à la journée, sans passages techniques, où l’émotion du paysage prime sur la performance.
1. Lago di Sorapis
Aller au lac de Sorapis, ce n’est pas simplement “voir un lac”. C’est accepter une progression, une montée en tension, presque un rituel. Depuis Cortina d’Ampezzo, la route qui mène au col de Tre Croci donne déjà le ton : les forêts se referment, les parois se rapprochent, et l’on sent que l’on s’approche d’un cœur minéral. On se gare au col, à un peu plus de 1 800 mètres d’altitude, sur un parking modeste mais bien identifié. Dès les premiers pas, le sentier s’enfonce dans les bois, large, régulier, presque rassurant.
La randonnée commence sans brutalité. Le chemin serpente sous les pins, longe parfois des éboulis, traverse des clairières où la lumière filtre doucement. On entend l’eau avant de la voir. Le sentier monte progressivement, sans passage exposé, mais demande de l’attention : ici, on marche vraiment, on n’est pas sur une promenade urbaine. Cette montée douce crée une attente. Le paysage ne se donne pas tout de suite.
Puis, peu à peu, la forêt s’éclaircit. La roche apparaît, pâle, presque blanche, striée de veines grises. Les parois du Sorapiss se rapprochent, et le sentier devient plus minéral, accroché à flanc de montagne. Quelques passages câblés existent, non pas pour la difficulté, mais pour la sécurité : ils ne sont jamais aériens ni techniques, et restent accessibles à tout randonneur attentif, y compris des familles habituées à marcher. Ce sont des seuils symboliques plus que physiques : on quitte définitivement la montagne “classique” pour entrer dans un décor dolomitique pur.
Et puis, soudain, le lac apparaît.
Le lago di Sorapiss ne se dévoile pas progressivement. Il surgit. Après un dernier virage, le regard se heurte à cette étendue d’eau immobile, posée au pied d’une paroi verticale. Sa couleur frappe immédiatement : un bleu laiteux, presque irréel, qui semble éclairé de l’intérieur. Ce n’est ni le bleu d’un ciel ni celui d’un glacier. C’est une teinte dense, opaline, produite par la roche dolomitique en suspension dans l’eau. Même par temps couvert, le lac conserve cette luminosité étrange, comme s’il résistait à l’ombre.
On s’arrête naturellement. Le silence est presque total, seulement troublé par quelques voix basses ou le craquement des pierres sous les pas. Autour du lac, pas de grandes infrastructures, pas de passerelles spectaculaires : juste un refuge discret, quelques rochers plats où s’asseoir, et la paroi immense du Sorapiss qui ferme l’horizon. Le lieu impose le respect. On parle moins fort. On reste plus longtemps que prévu.
Ce qui rend Sorapiss si marquant, ce n’est pas seulement la couleur de l’eau, mais le contraste absolu entre l’effort de l’approche et la douceur visuelle du site. On vient d’un sentier vivant, parfois animé, et l’on débouche sur une scène presque irréelle, figée. Le lac n’invite pas à la baignade, ni à l’agitation. Il invite à regarder. À rester. À comprendre que la Dolomie, ici, n’est pas spectaculaire par le mouvement, mais par la présence.
La durée aller-retour depuis le col de Tre Croci est d’environ trois à quatre heures, pauses comprises, pour un dénivelé raisonnable. C’est une sortie parfaitement faisable à la journée depuis Cortina, à condition de partir tôt, surtout en haute saison. Le matin offre la plus belle expérience : moins de monde, une lumière douce, et ce sentiment rare d’arriver avant le reste du monde.
En hiver, l’accès au lago di Sorapiss est généralement déconseillé sans équipement spécifique : la neige, la glace et les risques d’avalanches transforment complètement le parcours. Mais en été et au début de l’automne, lorsque les mélèzes commencent à jaunir, le site prend une dimension encore plus émotive, presque mélancolique.
On repart du Sorapiss avec une impression très particulière : celle d’avoir vu quelque chose qui dépasse la simple “beauté”. Un lieu qui marque la mémoire, non par sa taille ou sa difficulté, mais par cette sensation d’irréalité calme, presque fragile. Dans les Dolomites, certains paysages se gravent comme des images. Le lago di Sorapiss, lui, s’imprime comme une émotion durable.
- Accès : voiture jusqu’au Passo Tre Croci
- Durée : env. 4–5 h A/R
- Altitude : ~1 900 → 1 925 m
- Saison : été – fin de printemps / automne selon enneigement

2. Faloria, le balcon de Cortina d’Ampezzo
Le Faloria n’est pas une montagne que l’on “conquiert”. C’est une montagne que l’on lit. Une clé de lecture, presque un balcon naturel, posé juste au-dessus de Cortina d’Ampezzo, qui permet en quelques minutes de comprendre la géographie, l’équilibre et l’élégance des Dolomites d’Ampezzo.
L’approche est déjà une expérience en soi. Depuis le centre de Cortina, à deux pas du Corso Italia, le téléphérique du Faloria s’élève presque sans transition. On quitte les façades claires, les vitrines et le murmure du village pour basculer, cabine après cabine, dans un autre monde. La montée est rapide, mais suffisamment progressive pour sentir le changement : l’air se rafraîchit, le regard s’élargit, les maisons deviennent des points, puis disparaissent. En quelques minutes, vous êtes projeté au-dessus de la conca ampezzana, comme si la vallée s’ouvrait sous vos pieds.
À l’arrivée, autour de 2 100 mètres d’altitude, la sensation est immédiate : l’espace. Le Faloria n’est pas dominé par une seule paroi écrasante, mais par une multitude de lignes, de volumes, de directions. C’est un belvédère total. Face à vous, les Tofane ferment l’horizon occidental par leur masse claire et puissante. Sur le côté, le Cristallo déploie ses arêtes plus fines, presque aristocratiques. Plus loin, on devine le Sorapiss, pâle et vertical, tandis que derrière, les Marmarole ferment la perspective vers le Cadore. Le Faloria donne une vision d’ensemble, presque cartographique, mais chargée d’émotion.
Ce qui frappe ici, c’est la lisibilité du paysage. Contrairement à d’autres points de vue plus spectaculaires mais plus chaotiques, le Faloria permet de comprendre comment Cortina est née : une vallée centrale, entourée d’une couronne complète de sommets, chacun avec son caractère. On se rend compte que la ville n’est pas “au pied” d’une montagne, mais au cœur d’un système, d’un amphithéâtre minéral parfaitement équilibré. C’est sans doute ici que l’expression Reine des Dolomites prend tout son sens.
Les balades au départ du Faloria prolongent cette impression de calme et de clarté. Les sentiers sont larges, bien tracés, sans passages délicats, et accessibles à tous les marcheurs habitués à la montagne. On peut simplement flâner autour de la station sommitale, en suivant des chemins en balcon, presque horizontaux, qui offrent des points de vue changeants à chaque détour. Le terrain est herbeux, ponctué de roches claires, et l’on croise souvent des familles, des seniors, des photographes venus attendre la bonne lumière.
En été, le Faloria est une montagne de marche douce et de contemplation. Les fleurs alpines bordent les sentiers, les cloches des troupeaux montent depuis les alpages plus bas, et le silence est seulement troublé par le vent. On peut s’asseoir, longtemps, sans avoir l’impression de “perdre du temps”. Le paysage travaille pour vous. Il se transforme lentement, au fil des nuages et de la lumière.
En hiver, le Faloria change de visage, mais conserve cette dimension panoramique. Les pistes y sont élégantes, jamais oppressantes, souvent baignées de soleil. On y skie face au vide, avec Cortina en contrebas, et cette sensation très dolomitique de glisser dans le paysage plutôt que contre lui. Même sans skier, l’accès au sommet reste un moment fort : marcher quelques minutes dans la neige, regarder les montagnes s’embraser à l’aube ou au crépuscule, suffit à justifier la montée.
Le Faloria est aussi un lieu de pause. La présence d’un restaurant panoramique permet de prolonger l’expérience, non pas dans une logique de consommation, mais de contemplation prolongée. On y déjeune lentement, face aux sommets, avec cette impression rare que le temps s’est légèrement étiré.
On redescend du Faloria avec une sensation très particulière : celle d’avoir compris Cortina, sans l’avoir parcourue en détail. Comme si cette montagne avait résumé, en un seul regard, ce que les Dolomites ont de plus précieux : la clarté des formes, la douceur de l’altitude, et cette élégance naturelle qui ne cherche jamais à impressionner — mais qui marque durablement.
- Accès : téléphérique depuis Cortina
- Durée : 1 à 3 h sur place
- Altitude : ~2 100 m
- Saison : été et hiver (ski / panoramas)

3. Cinque Torri
Approcher les Cinque Torri, c’est changer de registre. Ici, la Dolomie ne se contente plus d’être belle ou spectaculaire : elle devient narrative. Chaque pas, chaque tour rocheuse, chaque silence porte une mémoire. Et pourtant, l’accès reste étonnamment simple, presque accueillant, ce qui rend le lieu accessible à tous, familles, seniors, marcheurs tranquilles sans rien enlever à sa puissance émotionnelle.
Depuis Cortina d’Ampezzo, il suffit de rejoindre la route du col de Falzarego, l’un des plus beaux axes panoramiques des Dolomites. La montée se fait sans effort, en voiture, entre forêts claires et parois dorées. On se gare facilement au parking de Bai de Dones, point de départ idéal. De là, un télésiège permet de rejoindre sans fatigue le plateau des Cinque Torri, ou bien l’on peut choisir de marcher doucement sur un sentier large, régulier, qui monte sans jamais se faire abrupt. L’arrivée est progressive, presque pédagogique.
Et puis, les tours apparaissent.
Les Cinque Torri ne s’imposent pas par la hauteur, mais par la présence. Cinq groupes rocheux, dressés sur un vaste plateau herbeux, comme posés là par une main patiente. Leur silhouette est immédiatement reconnaissable : des blocs clairs, sculptés par l’érosion, séparés par des passages naturels, des couloirs de lumière, des clairières silencieuses. On n’est pas face à une paroi infranchissable, mais dans un paysage à hauteur d’homme, lisible, presque intime.
La promenade autour des tours est l’une des plus belles marches faciles des Dolomites. Le sentier fait le tour du site sans difficulté technique, sur terrain stable, alternant pelouses alpines, chemins de terre et passages rocheux doux. À chaque détour, un nouveau cadrage s’ouvre : ici une tour isolée sur fond de ciel bleu, là un alignement de sommets lointains, plus loin encore les Tofane qui ferment l’horizon. Les enfants marchent sans peine, les seniors trouvent des bancs naturels pour s’arrêter. Tout invite à la lenteur.
Mais ce qui donne aux Cinque Torri leur profondeur unique, c’est l’histoire qui affleure partout. Pendant la Première Guerre mondiale, ce plateau fut un lieu stratégique majeur du front italo-autrichien. En marchant, on découvre sans effort des tranchées restaurées, des abris de pierre, des postes d’observation creusés dans la roche. Rien de spectaculaire, rien de muséal au sens classique : ces vestiges sont intégrés au paysage, presque discrets. On peut entrer dans certains abris, toucher les murs, comprendre comment des hommes ont vécu ici, dans le froid, le vent, l’altitude. La montagne cesse alors d’être abstraite : elle devient humaine.
Le contraste est saisissant. Autour de vous, une prairie paisible, des fleurs alpines, des randonneurs qui discutent doucement. Et sous vos pieds, l’histoire lourde d’un conflit de haute montagne. Cette cohabitation crée une émotion particulière, faite de respect et de silence. Les Cinque Torri ne cherchent pas à émouvoir par le drame, mais par la justesse : tout est à sa place, sans emphase.
Pour prolonger la balade, il est possible de rejoindre facilement le Rifugio Scoiattoli, posé sur une éminence herbeuse. La terrasse offre l’un des plus beaux panoramas accessibles des Dolomites. On s’y installe pour boire quelque chose, manger une polenta ou simplement regarder. Les tours, vues d’en haut, prennent une autre dimension : on comprend leur nom, leur organisation, leur dialogue avec le paysage. Le temps semble s’étirer.
En été, les Cinque Torri sont idéales pour une sortie à la demi-journée ou à la journée complète, combinant marche, découverte historique et pause contemplative. En hiver, le site reste accessible via les remontées, transformé par la neige, mais conservant cette lisibilité rare : même enneigées, les tours restent des repères, presque des silhouettes protectrices.
On repart des Cinque Torri avec une sensation différente de celle laissée par d’autres sites dolomitiques. Ici, la beauté ne cherche pas à écraser. Elle accompagne. Elle raconte. Et elle rappelle que dans les Dolomites, certains paysages ne se contentent pas d’être admirés : ils se comprennent, lentement, à pas mesurés, dans un dialogue silencieux entre la roche, l’histoire et le regard du voyageur.
- Accès : voiture jusqu’au parking / remontées possibles
- Durée : 1 à 3 h
- Altitude : ~2 100 m
- Saison : été / hiver (raquettes, ski)

4. Lagazuoi
Le Lagazuoi n’est pas une simple excursion panoramique. C’est une expérience verticale, à la fois accessible et profondément marquante, où l’on comprend que les Dolomites ne sont pas seulement un décor naturel, mais un territoire vécu, traversé, parfois souffert. Et pourtant, comme souvent autour de Cortina, l’accès se fait sans brutalité : la montagne se donne, mais elle exige qu’on la regarde vraiment.
Depuis Cortina d’Ampezzo, on rejoint le col de Falzarego par une route ample et spectaculaire, qui monte en lacets doux entre forêts et falaises. Le col lui-même est déjà un lieu de passage chargé de sens : frontière naturelle, seuil entre vallées, point de bascule entre plusieurs mondes dolomitiques. On se gare facilement à proximité immédiate du téléphérique du Lagazuoi, ce qui rend la sortie parfaitement adaptée à une journée tranquille, même avec enfants ou seniors.
Le téléphérique vous hisse rapidement à plus de 2 700 mètres d’altitude, et c’est là que tout change. À la sortie, l’air est plus sec, plus vif. Le regard, lui, n’a plus de limites. Le panorama est l’un des plus vastes des Dolomites : Marmolada au loin, Tofane en contrebas, Cinque Torri comme des jouets minéraux posés sur l’herbe, et une succession de crêtes qui se perdent jusqu’aux confins du Tyrol du Sud. On comprend immédiatement pourquoi ce sommet fut un poste stratégique majeur pendant la Première Guerre mondiale.
La marche au sommet du Lagazuoi ne demande aucune technicité particulière. Les sentiers sont larges, bien tracés, et permettent à chacun de trouver son rythme. On peut simplement suivre le chemin de crête, s’arrêter aux belvédères, s’asseoir sur un rocher et laisser le silence agir. Le sentiment dominant est celui du vide maîtrisé : on est haut, très haut, mais jamais en insécurité. La montagne impose le respect sans jamais exclure.
Puis, peu à peu, l’histoire se glisse dans le paysage. À quelques pas du sommet commencent les tunnels de la Grande Guerre, creusés à même la roche par les soldats italiens. On peut les parcourir sans obligation, mais entrer dans ces galeries change radicalement la perception du lieu. Lampe frontale allumée, on avance dans la pénombre, on touche la pierre brute, on ressent l’humidité, le froid. Les ouvertures soudaines sur l’extérieur offrent des vues vertigineuses : ici, des hommes ont vécu, attendu, observé, à une époque où la montagne n’était pas un espace de loisir, mais un front.
Ce contraste est l’une des forces du Lagazuoi. En sortant des tunnels, on retrouve la lumière éclatante, le ciel immense, les pentes herbeuses où marchent aujourd’hui des randonneurs paisibles. La montagne n’a pas effacé son passé, mais elle l’a absorbé. Elle continue de raconter, sans pathos, simplement par la présence des lieux.
La descente peut se faire de plusieurs manières. Les plus tranquilles redescendront par le téléphérique. Ceux qui souhaitent prolonger l’expérience peuvent emprunter le sentier panoramique qui descend doucement vers le col de Falzarego, en balcon au-dessus de la vallée. La marche est longue mais jamais difficile, ponctuée de vues spectaculaires et de passages où l’on prend le temps de s’arrêter. Chaque virage offre un nouvel angle sur les Cinque Torri ou les falaises du Val Travenanzes.
En été, le Lagazuoi est un sommet de contemplation, de compréhension, presque de méditation. En hiver, il devient un lieu mythique du ski panoramique, avec la descente de l’Armentarola, mais même alors, l’impression demeure : on évolue dans un espace qui dépasse le simple plaisir sportif.
On quitte le Lagazuoi avec un sentiment rare. Celui d’avoir été au-dessus – au-dessus de la vallée, au-dessus du quotidien- mais aussi à l’intérieur de l’histoire des Dolomites. Peu de lieux accessibles offrent cette densité : une montagne lisible, ouverte à tous, et pourtant chargée d’une profondeur qui reste longtemps en mémoire.
- Accès : téléphérique depuis le Passo Falzarego
- Durée : 1 à 3 h
- Altitude : ~2 750 m
- Saison : été / hiver
5. Val di Fanes, la douceur des paysages autour de Cortina d’Ampezzo
La Val de Fanes n’impressionne pas immédiatement par la verticalité ou le spectaculaire. Et c’est précisément ce qui fait sa force. On y entre comme on change de registre, après les parois théâtrales autour de Cortina. Ici, la montagne s’ouvre, respire, s’étire. La dolomie est toujours là, bien sûr, mais elle se laisse apprivoiser, posée sur de vastes plateaux herbeux, ponctuée de ruisseaux clairs et de refuges isolés.
L’approche la plus simple se fait en voiture depuis Cortina en direction de Fiames, puis vers le parc naturel des Dolomiti d’Ampezzo. On laisse rapidement derrière soi l’agitation de la vallée pour gagner une piste d’accès (souvent praticable en été) ou un point de départ de sentier. Très vite, le décor change : les forêts de pins cèdent la place à des clairières, puis à de grands espaces ouverts où la vue se déploie sans obstacle. La marche est douce, régulière, accessible à tous, familles, marcheurs tranquilles, seniors, sans passages techniques ni dénivelés brutaux.
Ce qui marque dans la Val de Fanes, c’est le sentiment d’espace. On ne longe pas la montagne, on marche avec elle. Les alpages semblent infinis, les lignes de relief sont larges, presque horizontales, et le regard se perd loin devant. Les Dolomites prennent ici une allure plus nordique, presque scandinave par moments, surtout lorsque les nuages glissent bas sur les plateaux. On comprend pourquoi cette vallée a longtemps été un territoire de légendes ladines : le paysage invite à l’imaginaire, à la narration, à une forme de lenteur ancienne.
Au fil de la balade, on croise des bergeries, des troupeaux en estive, des passerelles de bois franchissant des torrents limpides. Les refuges — notamment le refuge de Fanes ou celui de Lavarella, apparaissent comme des repères humains discrets, parfaitement intégrés au décor. On s’y arrête sans contrainte d’horaire, pour boire quelque chose, manger une polenta ou un plat simple, en regardant le vent jouer dans l’herbe. Ici, le refuge n’est pas un objectif, mais une pause naturelle, presque évidente.
La Val de Fanes est aussi un lieu idéal pour comprendre la géographie douce des Dolomites. Les sommets sont présents, mais jamais oppressants. Ils encadrent, protègent, structurent l’espace sans l’enfermer. Cette vallée donne une image plus équilibrée de la montagne, loin de l’idée de conquête ou de performance. On y marche pour le plaisir du pas, pour la sensation de liberté, pour cette impression rare d’être entouré sans être dominé.
En fin de journée, lorsque la lumière devient plus rasante, les plateaux se teintent d’or pâle, et les parois lointaines prennent une couleur chaude, presque miel. Le silence s’installe doucement, seulement troublé par le bruit de l’eau ou le tintement des cloches. On repart avec une sensation différente de celle laissée par les grands sites emblématiques : moins de choc visuel, mais une impression durable, celle d’avoir touché une Dolomie plus intime, plus habitée, où le paysage se laisse vivre autant qu’il se regarde.
- Accès : depuis Cortina par route forestière
- Durée : modulable, 2 à 5 h
- Altitude : ~2 000 m
- Saison : été

6. Passo Giau, la forteresse près de Cortina d’Ampezzo
Il y a des cols que l’on franchit, et d’autres que l’on habite un moment. Le Passo Giau appartient à cette seconde catégorie. À peine quitté Cortina d’Ampezzo, la route s’élève en larges lacets réguliers, sans brutalité, comme si elle préparait doucement le regard. Les forêts de résineux s’éclaircissent, les alpages prennent le relais, et peu à peu la montagne cesse d’être un fond pour devenir une présence. L’approche du Giau est déjà une expérience : chaque virage ouvre un peu plus l’horizon, chaque arrêt improvisé donne envie de sortir de la voiture.
À 2 236 mètres d’altitude, le col s’ouvre sur un vaste plateau herbeux, presque lunaire par contraste avec les falaises qui l’encerclent. Ici, rien n’écrase. Les formes sont amples, respirantes, baignées d’une lumière exceptionnelle. Autour de vous, les silhouettes emblématiques des Dolomites se répondent : les Cinque Torri et l’Averau d’un côté, les Tofane au loin, le Nuvolau posé comme une vigie. On comprend immédiatement pourquoi le Passo Giau est souvent cité comme l’un des plus beaux belvédères accessibles des Dolomites.
L’accès est d’une simplicité rassurante. On se gare directement au col ou légèrement en contrebas, sans logistique compliquée. C’est ce qui fait du Giau un lieu idéal pour tous : familles, marcheurs occasionnels, seniors, photographes matinaux. Ici, la balade commence dès que l’on ferme la portière. Les sentiers partent en douceur à travers les alpages, larges, bien tracés, sans passages délicats. On peut simplement marcher quelques minutes, s’asseoir dans l’herbe, observer le paysage changer avec les nuages.
Pour ceux qui souhaitent un véritable itinéraire, la boucle autour du col offre une marche facile et particulièrement gratifiante. Le sentier contourne les reliefs, longe des pâturages où paissent encore les vaches en été, et mène vers de petits belvédères naturels. Le regard glisse sans effort d’un massif à l’autre. On ne “cherche” pas la vue : elle est partout, généreuse, presque insistante. La durée se module selon l’envie une heure tranquille ou une demi-journée contemplative sans jamais perdre le sentiment de sécurité.
Le Passo Giau est aussi un lieu où la lumière travaille la roche. Le matin, les teintes sont douces, presque pastel. À midi, la dolomie éclate, blanche et dorée. Et le soir, l’enrosadira transforme les parois en surfaces cuivrées, roses, parfois violettes. Beaucoup viennent ici simplement pour cela : s’asseoir, attendre, regarder la montagne changer de peau. Peu d’endroits rendent ce phénomène aussi lisible, aussi accessible.
En hiver, le Giau change de caractère sans perdre son âme. La route reste généralement ouverte selon les conditions, et le col devient un vaste espace blanc, silencieux, où les raquettes remplacent la marche estivale. Les mêmes pentes douces se parcourent alors dans une atmosphère feutrée, presque intime. Le paysage, débarrassé de ses couleurs, gagne en graphisme, en abstraction.
Mais ce qui marque le plus au Passo Giau, c’est peut-être son équilibre. Rien n’y est spectaculaire au sens agressif du terme. Tout est ample, lisible, accueillant. On ne s’y sent jamais petit ni dépassé. On s’y sent juste à la bonne place, face à une montagne qui n’a pas besoin d’effets pour impressionner.
On repart du Giau avec une sensation particulière : celle d’avoir compris quelque chose des Dolomites sans avoir eu à les conquérir. Un col qui ne demande pas d’effort héroïque, mais qui offre en retour une clarté rare sur le paysage, sur la lumière, et sur cette manière très dolomitique de laisser la montagne parler d’elle-même.
- Accès : voiture jusqu’au col
- Durée : 2 à 4 h
- Altitude : ~2 236 m
- Saison : été / automne

7. Tre Cime di Lavaredo, la merveille des Dolomites tout près de Cortina
Les Tre Cime impressionnent avant même la marche. Avant les Tre Cime, il y a le Lago di Misurina. Une promenade facile, presque familiale, au bord de l’eau, face aux premières silhouettes dolomitiques. Puis vient le Lago d’Antorno, plus discret, plus sombre, souvent silencieux. C’est là que l’émotion commence vraiment.
La route monte ensuite en lacets réguliers jusqu’au parking du Rifugio Auronzo, point d’arrivée pour la plupart des visiteurs. Et pourtant, même là, les Tre Cime ne se livrent pas immédiatement. Elles apparaissent d’abord de biais, partiellement masquées, presque pudiques. Il faut marcher quelques minutes, suivre le large sentier circulaire, pour que soudain le décor se mette en place : les trois tours surgissent, frontales, verticales, parfaitement détachées du ciel. Le choc est visuel, mais aussi spatial. On comprend instantanément leur rôle de repère, de totem dolomitique.
La grande force de cette approche tient à la lisibilité du chemin. Le sentier qui fait le tour des Tre Cime est large, bien entretenu, sans passage technique. On y marche à son rythme, avec des enfants, des seniors, des photographes chargés de matériel. Chaque pas offre un cadrage différent : tantôt la face nord austère et froide, tantôt les versants plus doux tournés vers le sud. Les refuges – Auronzo, Lavaredo, Locatelli – ponctuent la marche comme des pauses naturelles, où l’on peut s’asseoir, manger, regarder longtemps sans se presser.
Ce qui frappe, au fil de la balade, c’est le silence relatif, malgré la fréquentation. Les Tre Cime imposent une forme de retenue. On parle moins fort. On lève plus souvent les yeux. On s’arrête sans raison précise. Et même en plein été, lorsque le site est animé, il subsiste toujours un moment — tôt le matin, ou en fin d’après-midi — où la montagne reprend le dessus, où les tours se teintent d’ocre, puis de rose, avant de redevenir pierre froide.
Approcher les Tre Cime de Lavaredo ainsi, par Misurina et Antorno, puis à pied, c’est accepter que l’émotion ne soit pas immédiate. Elle se construit. Elle monte lentement. Et c’est précisément cette montée émotionnelle, douce et progressive, qui fait de cette balade l’une des plus marquantes des Dolomites sans jamais demander autre chose qu’un peu de temps et de disponibilité au regard.
- Accès : route payante depuis Misurina
- Durée : 3 à 5 h
- Altitude : ~2 300 m
- Saison : été (hiver très limité)
8. Lago di Misurina & Cadini di Misurina
On arrive au Lago di Misurina sans rupture brutale. Après les virages du col de Tre Croci, la route s’adoucit, la vallée s’élargit, et le lac apparaît presque comme une respiration. Large, posé à 1 754 mètres d’altitude, bordé de prairies et d’hôtels anciens, Misurina a quelque chose de rassurant. L’eau est calme, souvent parfaitement lisse le matin, et les montagnes semblent s’y refléter sans chercher à impressionner. C’est un lieu d’approche, un seuil confortable vers la haute montagne, où l’on peut simplement marcher autour du lac, s’asseoir sur un banc, regarder les barques glisser doucement. En hiver, lorsque le lac gèle, l’ambiance devient presque nordique, silencieuse, avec les silhouettes pâles des sommets qui veillent autour.
Mais Misurina n’est jamais seulement un lac aimable. Il suffit de lever les yeux du bon côté pour comprendre que quelque chose de plus sauvage se joue juste derrière. Car au sud-est, presque en embuscade, se dressent les Cadini di Misurina. Là, le paysage change radicalement. Les formes deviennent déchiquetées, les arêtes se multiplient, les tours rocheuses semblent se chevaucher dans un désordre spectaculaire. C’est l’un des massifs les plus graphiques des Dolomites, souvent moins connu que les Tre Cime, mais tout aussi saisissant.
L’approche des Cadini se fait sans difficulté technique majeure, ce qui en fait une découverte accessible même pour des marcheurs occasionnels. Depuis les abords de Misurina, ou après quelques minutes de voiture vers le col de Tre Croci, des sentiers bien tracés s’élèvent doucement vers les premiers belvédères. La montée est progressive, le sol stable, et très vite, les vues s’ouvrent. On n’entre pas “dans” les Cadini comme on entrerait dans un cirque fermé : on les observe d’abord à distance, depuis des replats herbeux, puis depuis des promontoires naturels où la montagne se donne à lire comme une gravure.
Ce qui frappe ici, c’est le contraste permanent. En contrebas, le lac de Misurina reste visible, calme, presque domestiqué. En face, les Cadini dressent leurs aiguilles fines, leurs couloirs d’ombre, leurs lignes abruptes. On passe sans transition du pastoral au minéral le plus pur. Cette opposition crée une émotion très particulière : on se sent à la fois en sécurité et au bord du vertige, spectateur privilégié d’un monde plus rude, mais sans jamais avoir à s’y confronter physiquement.
Pour beaucoup de visiteurs, cette balade devient un moment charnière du séjour. Elle ne demande ni équipement spécifique ni grande endurance — une demi-journée suffit largement mais elle offre une compréhension profonde des Dolomites. On y perçoit ce qui fait leur singularité : des montagnes spectaculaires, certes, mais lisibles, accessibles, capables de livrer leur puissance sans exclure. En fin de journée, lorsque la lumière décline, les Cadini prennent des teintes plus sombres, presque métalliques, tandis que Misurina se teinte de reflets chauds. On redescend alors avec le sentiment d’avoir vu deux montagnes en une : celle qui accueille, et celle qui impressionn, réunies dans un même paysage.
- Accès : voiture jusqu’à Misurina
- Durée : 1 à 2 h
- Altitude : ~1 750 m
- Saison : toute l’année (selon conditions)

9. Pian de Ra Spines, le secret de Cortina
Il existe, autour de Cortina d’Ampezzo, des lieux qui ne cherchent pas à impressionner mais qui touchent justement parce qu’ils restent discrets. Pian di Ra Spines est de ceux-là. À peine à quelques minutes de route du centre du village, ce vaste plateau boisé offre une parenthèse étonnante : on quitte l’animation élégante de Cortina, et l’on entre presque sans transition dans un monde de clairières, de forêt claire et de montagnes qui se laissent regarder sans bruit.
L’accès est d’une simplicité rare. Depuis Cortina, il suffit de suivre la route en direction de Dobbiaco jusqu’au parking de Pian di Ra Spines, bien signalé et spacieux. Ici, pas de col spectaculaire ni de virages vertigineux : on arrive doucement, comme si la montagne avait choisi de s’approcher à hauteur d’homme. C’est précisément ce qui fait la force du lieu. On descend de la voiture, et déjà le décor agit.
Le plateau s’étend à environ 1 700 mètres d’altitude, large et ouvert, bordé de forêts de pins et de mélèzes. Devant vous, les silhouettes du Pomagagnon, du Cristallo et des Cadini se découpent avec une clarté presque pédagogique. Tout est lisible. Les formes sont nettes, les distances compréhensibles, les perspectives ouvertes. C’est un paysage qui invite à marcher sans objectif précis, simplement pour le plaisir d’être là.
Les itinéraires sont nombreux mais jamais contraignants. De larges chemins forestiers serpentent à plat ou en pente très douce, idéals pour les familles, les enfants, les seniors ou ceux qui souhaitent une balade sans dénivelé marqué. On peut marcher dix minutes ou deux heures, selon l’envie, sans jamais perdre le sentiment de confort. Le sol est souple, souvent herbeux ou tapissé d’aiguilles de pin, et l’ombre des arbres rend la marche agréable même en plein été.
Pian di Ra Spines est aussi un lieu de respiration. Ici, les sons sont amortis. On entend le vent dans les branches, le pas feutré sur le chemin, parfois le tintement lointain d’une cloche de vache. La montagne ne domine pas, elle encadre. C’est un endroit idéal pour une première approche des Dolomites, pour un retour au calme après une journée plus alpine, ou pour une sortie “sans enjeu”, où le paysage suffit.
En levant les yeux, on remarque comment la lumière joue avec les parois. Le matin, les montagnes semblent presque bleutées, encore retenues. En fin de journée, elles se réchauffent, prennent des teintes dorées, puis rosées. Pian di Ra Spines est l’un de ces rares endroits où l’on peut observer l’enrosadira sans effort, simplement en s’asseyant sur un banc, un tronc, ou dans l’herbe.
En hiver, le plateau se transforme en espace nordique paisible. Les chemins deviennent des itinéraires parfaits pour la raquette ou la marche hivernale, loin de l’agitation des pistes. La neige uniformise le paysage, accentue les lignes des arbres, et le silence devient presque total. C’est alors un lieu privilégié pour ceux qui cherchent un contact doux avec la montagne hivernale, sans skis alpins ni remontées mécaniques.
Mais ce qui rend Pian di Ra Spines particulièrement précieux, c’est son rôle de transition. Il n’est ni un sommet, ni un col, ni un site “à cocher”. Il est un seuil. Un espace où l’on comprend que Cortina n’est pas seulement une station entourée de montagnes spectaculaires, mais aussi un territoire de passages, de clairières, de respiration. Un endroit où la Dolomie se fait proche, accessible, presque familière.
On repart de Pian di Ra Spines sans photo “coup de poing”, mais avec quelque chose de plus durable : la sensation d’avoir marché dans un paysage qui n’avait rien à prouver. Et souvent, ce sont ces lieux-là que l’on garde le plus longtemps en mémoire.
C’est une fin de journée parfaite, ou une marche douce quand la météo hésite.
- Accès : direct depuis Cortina
- Durée : 1 à 2 h
- Altitude : ~1 600 m
- Saison : toute l’année
Des sorties super faciles depuis Cortina
Cortina n’est pas seulement belle : elle est pratique. Peu de conduite, peu de dénivelé imposé, beaucoup de diversité. On peut choisir selon l’envie, la météo, l’énergie du jour.
Ici, la montagne n’exige pas. Elle propose.
Et c’est peut-être cela, au fond, la vraie élégance des Dolomites de Vénétie : offrir le spectaculaire sans exclure, permettre l’émotion sans l’effort extrême, et donner envie de revenir encore, et autrement.
Crédits Photos Creative Commons Wikimedia:
Sorapis: Alessia Fioraso, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons
Passo Giau: Passitutti, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons
Lagazuoi: Rüdiger, CC BY-SA 3.0 <http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/>, via Wikimedia Commons
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