Bienvenue dans le Beaufortain ! Tout ce qui vous entoure est vert, propre, naturel. C’est l’été, le soleil caresse votre visage pendant que vous respirez les senteurs de la fauche des prés. Agricole, authentique, partez à la découverte du Beaufortain !
Vous adorez les chalets en bois ? Vous aimez la montagne escarpée et parfois difficile à conquérir ? Vous aimez les paysages calmes dans lesquels la nature règne, et les humains sont rares ? Vous allez adorer vos vacances dans le Beaufortain !
Lorsque vous quittez Albertville et le val d’Arly et que vous prenez la route qui remonte vers Queige, vous sentez que vous quittez le monde hyper-touristique des grandes stations de sports d’hiver savoyardes. La découverte du Beaufortain prend des allures d’aventure.
Immédiatement le paysage devient plus rude, boisé et les flancs des montagnes s’élèvent rapidement jusqu’au bleu du ciel. Après avoir parcouru une route qui longe un torrent au fond d’une vallée, il faut le dire, assez encaissée, vous voilà tout d’un coup dans une large vallée. Tout autour, des chalets en bois, parfois anciens, parfois construits plus récemment, paraissent être perchés dans les alpages et atteignables uniquement par des routes improbables qui serpentent au milieu des champs. Au centre de ce creux au milieu des montagnes, se trouve Beaufort, chef-lieu historique, géographique et économique de cette forteresse naturelle qu’est la Beaufortain.
Dans cet article, vous découvrirez:
- les trésors naturels du Beaufortain
- les villages et le patrimoine du Beaufortain
- les roadtrips pour découvrir les lacs et les cols autour de Beaufort
- les stations de ski pour les loisirs d’hiver
- la Pierre Menta, épreuve ski-rando mythique
- comment accéder au Beaufortain
Partons à la découverte du Beaufortain, cette région authentique des Alpes de Savoie.

Le Beaufortain, une enclave naturelle préservée
Le Beaufortain est un massif fermé, paraissant vivre en autarcie, organisé autour de vallées qui convergent vers Beaufort, comme les ramifications d’un même monde pastoral.
Le climat explique en partie cette personnalité. Situé entre le massif du Mont-Blanc, la Tarentaise et le Val d’Arly, le Beaufortain reçoit des précipitations abondantes. L’hiver, la neige y est généreuse ; l’été, les pâturages restent verts longtemps. Cette humidité nourrit les alpages et explique la richesse agricole du massif. Ici, la montagne n’est pas seulement rocheuse : elle est fertile. Le vert à tous les étages semble être le vrai symbole du Beaufortain.
Mais le Beaufortain possède aussi un autre visage. Celui d’une citadelle dont les hauts murs permettent de surveiller les massifs qui l’entourent. Les grands cols — Cormet de Roselend, col du Joly, col du Pré, col des Saisies — ouvrent des horizons immenses vers le Mont-Blanc, les Aravis, et la Vanoise. Et partout surgissent des silhouettes emblématiques : Grand Mont, Roc du Vent, Pierra Menta, Aiguille du Grand Fond… Des montagnes anciennes, très différentes des Alpes calcaires des Préalpes, avec leurs roches métamorphiques sombres et leurs formes puissantes. Les forêts recouvrent les versants des montagnes. Des lacs, le plus souvent artificiels reflètent la couleur pure du ciel.
Le Beaufortain attire progressivement le regard du promeneur, par la douceur de ses vallées, la profondeur de ses forêts, la géométrie de ses alpages et cette façon très particulière qu’ont ses montagnes d’être à la fois puissantes et accueillantes. La montagne vit avec l’homme depuis des siècles sans l’écraser.
Ceux-ci vivent dans des villages que l’on distingue par leurs clochers, parfois en fond de vallée, parfois accrochés aux pentes, au cœur des alpages.
Partons à leur découverte.
Les villages du Beaufortain
Beaufort, un vrai village vivant toute l’année
La découverte du Beaufortain commence donc à Beaufort. Dans cette région, on pourrait presque reprendre le fameux adage… « toutes les routes semblent porter à… Beaufort ! ». Elles convergent depuis tous les petits hameaux isolés composés de chalets en bois. Certaines routes sont plus animées et parcourues par des touristes, d’autres empruntées uniquement par quelques fermiers et habitants locaux. A chacun le choix de l’aventure que l’on souhaite vivre pendant un séjour dans le Beaufortain.
Véritable village de montagne, niché à 750 mètres d’altitude, Beaufort accueille, le mercredi matin (8h-12h), un petit marché dans lequel vous pouvez découvrir toutes sortes de victuailles savoyardes, dont bien sûr le fromage qui porte le même nom. Mais réduire Beaufort à sa seule production laitière serait oublier son importance historique.
Le village de Beaufort s’étire au confluent des vallées du Doron. Les maisons anciennes, les ruelles étroites et les bâtiments de pierre rappellent que Beaufort fut un centre administratif et commercial important dès le Moyen Âge. En se promenant dans le centre, on découvre une architecture typiquement savoyarde : balcons de bois, toits massifs adaptés aux hivers neigeux, passages voûtés et anciennes maisons bourgeoises, le tout bâti le long de ruelles en pente parfois glissante les jours de neige.
L’église Saint-Maxime mérite particulièrement l’attention. On aperçoit de loin son clocher carré. Derrière son apparence sobre se cache un décor baroque remarquable, témoin de l’influence artistique venue du Piémont et de l’Italie voisine aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le Beaufortain fut profondément marqué par cet art religieux exubérant qui contrastait avec la rudesse du climat alpin.
Mais Beaufort reste surtout associé à son fromage. Impossible de traverser la ville sans remarquer la coopérative laitière, véritable institution locale. Ici, le beaufort n’est pas un produit touristique : c’est un mode de vie. L’été, les troupeaux montent dans les alpages ; les cloches résonnent dans les pentes ; les caves s’emplissent lentement de meules affinées pendant des mois.
Depuis Beaufort, toutes les routes du massif rayonnent. Vers Arêches, Hauteluce, les Saisies, Roselend et le val d’Arly. La ville agit comme un seuil entre montagne habitée et haute altitude.

Arêches, la station de ski de Beaufort
Continuons la découverte du Beaufortain . La route vers Arêches s’élève immédiatement. Elle suit les courbes du relief, puis débouche sur des replats lumineux où apparaissent les premiers chalets d’alpage. Le paysage devient plus vertical. Les sommets se rapprochent. On sent que l’on entre dans un Beaufortain plus montagnard.
A peine à quelques kilomètres de Beaufort, sur un petit replat, Arêches est une petite station de ski familiale à environ 1000 mètres d’altitude.
Malgré son altitude moyenne, sa situation géographique en fait une station relativement bien enneigée. Le Beaufortain est bien arrosé, et la vallée garde bien le froid en hiver, ce qui protège le manteau neigeux malgré une altitude plus faible, comparée aux stations voisines de Tarentaise.
Arêches possède quelque chose d’intensément alpin. Le village s’organise autour de son clocher, mais très vite les maisons se dispersent vers les hameaux voisins : Le Planay, Les Carroz, Le Praz, Boudin… Des noms courts, anciens, qui semblent appartenir au relief lui-même.
En hiver, les toits s’effacent sous la neige. En été, les prés montent presque jusqu’aux maisons. Les routes deviennent plus étroites, parfois plus abruptes. Les fermes apparaissent au détour d’un virage, souvent accompagnées d’un vieux bassin de pierre où coule encore une eau glacée.
À Arêches, la montagne reste omniprésente. Les habitants vivent avec elle, pas seulement à côté d’elle. Les panneaux annoncent autant des départs de randonnée que des zones pastorales ou des routes d’alpage. Le massif du Grand Mont domine l’horizon comme une présence permanente.
Et puis il y a cette lumière particulière du Beaufortain. Une lumière humide, mouvante, qui change constamment avec les nuages venus du Mont-Blanc ou de la Tarentaise. Certains matins, les villages émergent à peine des brumes ; le soir, les alpages deviennent presque dorés.
Dans les alentours, de magnifiques balades en ski de randonnée sont possibles, et en été le passage du Cormet de Roselend, vers la Tarentaise, avec vue sur un des plus grands lacs d’altitude des Alpes Françaises va vous ravir.
Hauteluce : la grande vallée ouverte vers le Mont-Blanc
Depuis Beaufort, sur le versant en face de la montée d’Arêches, prenons la route vers Hauteluce.
La vallée s’élargit brusquement. Les pentes deviennent plus douces, les alpages plus vastes. L’église au clocher bulbeux apparaît de loin, posée au milieu des prairies comme un repère ancien pour les voyageurs.
Hauteluce possède une élégance inattendue. Les fermes sont plus grandes, les hameaux plus étendus. Les maisons présentent souvent de magnifiques balcons sculptés et de longues galeries de bois où l’on faisait sécher le foin.
Hauteluce conserve une vraie identité savoyarde. Les petits oratoires, les chapelles baroques et les vieux chalets rappellent partout la profondeur historique du massif.
La route qui remonte la vallée semble toujours ouvrir vers autre chose : le col du Joly , véritable balcon sur le val Montjoie (les Contamines) et le Mont-Blanc sont à deux pas. Les perspectives deviennent immenses. Certains jours d’hiver, quand la neige recouvre les alpages jusqu’aux clôtures, le paysage prend presque des allures nordiques. A l’aplomb presque du clocher du village, le Col des Saisies relie le Beaufortain au Haut Val d’Arly et de là à la Haute-Savoie.
Les Saisies, chalets, forêts et ski pour vos vacances dans le Beaufortain
Continuons notre chemin sur la route des Saisies.
La station occupe un vaste col ouvert entre Beaufortain et Val d’Arly. L’espace s’élargit brutalement. Les forêts s’ouvrent sur de longues clairières enneigées.
Ici, la montagne paraît plus douce. Plus lumineuse aussi. Le regard porte loin vers les Aravis, le mont Charvet. De la route vers Bisanne, le Mont-Blanc, apparait souvent dans toute sa largeur. Le vent circule librement sur les plateaux.
Les Saisies possèdent quelque chose de très particulier dans les Alpes françaises : une ambiance presque scandinave. Les pistes de ski de fond traversent des forêts silencieuses, des espaces ouverts où les chalets semblent dispersés dans la neige.
Le soir, lorsque les lumières apparaissent dans les hameaux, la station retrouve une atmosphère chaleureuse de village d’altitude. On entend parfois les cloches des dameuses au loin pendant que les cheminées commencent à fumer dans le froid.
Enfin, parlons sport. La station des Saisies est une station d’altitude, située sur un col à plus de 1600 mètres d’altitude. On y skie sur des pistes face au Mont Blanc, on y fait du ski de fond en forêt sur un des plus grands domaines français. Le plateau des Saisies est réputé pour être parfaitement enneigé pendant la totalité de la saison hivernale. Site olympique depuis 1992, c’est un paradis blanc. Ce village très étalé aux grands chalets modernes en bois, permet de skier sur le domaine skiable de l’Espace Diamant, en surplomb du Val d’Arly : des pistes accessibles à tous, sans difficultés majeures. Un grand domaine très ensoleillé, bien enneigé et avec des paysages à couper le souffle. En été, on peut fuir les chaleurs des plaines sur les sentiers qui parcourent les crêtes boisées avec les massifs du Mont Blanc, du Beaufortain et celui des Aravis en toile de fond. Un régal pour les yeux.
Les villages le long du Doron en direction d’Albertville
Villard-sur-Doron : la porte discrète entre vallée habitée et montagne des Saisies
Villard-sur-Doron pourrait presque passer inaperçu si l’on traversait le Beaufortain trop vite. Et pourtant, ce village joue un rôle essentiel dans la géographie du massif. Posé sur le versant ensoleillé de la vallée, à la rencontre des routes qui montent vers les alpages et les cols, il agit comme une transition douce entre le Beaufortain agricole et la montagne touristique des hauts plateaux. Le clocher pointu de son église brille au soleil et capture le regard.
En quittant la route principale qui traverse le Beaufortain, on grimpe progressivement au-dessus du Doron. Les maisons apparaissent par petits groupes, entourées de prés pentus où l’on aperçoit encore l’été les troupeaux de tarines. Villard-sur-Doron ne possède pas l’effet spectaculaire d’un village perché ou d’une station d’altitude ; son charme vient justement de cette continuité tranquille entre habitat, pâturages et forêt. Ici, les villages semblent avoir poussé naturellement avec la pente.
Le cœur du village conserve une atmosphère profondément savoyarde : maisons anciennes aux façades épaisses, balcons chargés de bois empilé pour l’hiver, petits rus alimentés par une eau glacée descendant directement des montagnes. L’église domine discrètement l’ensemble, rappelant l’importance historique de ces villages dans une vallée longtemps tournée vers l’agriculture et l’élevage.
Villard-sur-Doron est aussi un point de passage vivant. Depuis le village, les routes montent vers les Saisies, en passant par Bisanne 1500. Cette montée progressive est l’une des plus belles manières de comprendre la géographie du massif : on quitte doucement la vallée habitée pour rejoindre les grands espaces pastoraux d’altitude.
Queige : le balcon discret du Beaufortain
Enfin, en revenant vers l’entrée du massif, la route de Queige change complètement d’ambiance. Ici, le Beaufortain devient plus forestier, plus secret. Le village s’étire sur un petit surplomb naturel au-dessus de la vallée.
Queige possède un charme discret. Moins spectaculaire qu’Arêches ou les Saisies, le bourg donne pourtant l’impression d’un Beaufortain plus ancien, plus silencieux. Les petits hameaux perchés racontent une vie longtemps organisée autour de l’élevage et de la forêt.
Les routes secondaires qui montent vers les hauteurs traversent des clairières où apparaissent soudain quelques fermes isolées et et des bois très denses, comme la forêt de Molliessoulaz. Le col de la Forclaz (encore un !) à 871 mètres permet de descendre vers Ugine sans passer par Albertville. Les montagnes semblent plus proches, plus intimes. Une grande plaine s’étend au pied du village, souvent noyée dans une brume froide, à l’ombre des montagnes boisées et escarpées. Un dernier virage et la route descend lentement vers Albertville en dominant, à partir de Venthon, le Val d’Arly.
Le patrimoine du Beaufortain : églises baroques et chalets en bois
Le baroque : la surprise artistique des montagnes savoyardes
Le Beaufortain cache derrière ses paysages pastoraux un patrimoine artistique étonnant. On ne s’attend pas forcément, dans un massif aussi rural et pastoral que le Beaufortain, à découvrir un patrimoine baroque d’une telle richesse. Et pourtant, derrière les façades sobres des églises, les villages cachent parfois de véritables théâtres de lumière. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, alors que la Savoie appartient encore aux États de Piémont-Sardaigne, le Beaufortain connaît une période de prospérité liée à l’élevage, aux échanges commerciaux et à l’agropastoralisme. Les communautés villageoises investissent alors dans leurs églises avec une ambition étonnante : montrer, même au cœur des vallées isolées, une forme de grandeur spirituelle.
Difficile de dire laquelle est la plus belle. Les décorations baroques des églises de Hauteluce, Beaufort et Queige sont surprenantes autant qu’inattendues. Mais Villard sur Doron et Arêches possèdent également de remarquables ensembles baroques. Ce contraste entre sobriété extérieure et richesse intérieure marque profondément le visiteur.
Les intérieurs explosent littéralement de couleurs et de dorures. Colonnes torsadées, retables sculptés, anges suspendus dans les boiseries, faux marbres peints : l’art baroque alpin joue ici sur l’émotion et le contraste. Dehors, le climat est rude, les hivers longs, la montagne austère ; dedans, tout devient chaleur, lumière et mouvement.
L’église Saint-Jacques-d’Assyrie d’Hauteluce est spectaculaire. Son grand clocher domine les prairies comme un phare au milieu des alpages. Les fresques sur la façade donnent déjà le ton. Quand on pousse la porte, l’effet est immédiat : le regard est happé vers les dorures, les détails sculptés, les plafonds peints. À Beaufort, l’église Saint-Maxime joue une partition plus équilibrée, mêlant sobriété savoyarde et richesse décorative. Les dorures du retable se mêlent aux couleurs rose pastel des murs pour une véritable symphonie baroque. A Queige, l’intérieur de l’église Sainte Agathe est particulièrement décoré, avec des plafonds où le bleu se mêle à la couleur crème et un retable extrêmement lumineux.
Mais ce patrimoine ne se limite pas aux églises. Dans les hameaux, les petites chapelles racontent elles aussi une montagne profondément spirituelle. Elles servaient de refuge moral autant que religieux dans une société où les avalanches, les hivers et l’isolement faisaient partie du quotidien.
Chalets et patrimoine rural : l’identité profonde du Beaufortain
Le Beaufortain est aussi un massif de chalets. Pas les chalets de carte postale construits pour les touristes, mais de véritables bâtiments agricoles pensés pour survivre aux hivers.
Dans les alpages autour du col du Pré, du lac de Saint-Guérin ou de Roselend, les vieux chalets racontent encore la transhumance estivale. Construits en pierre et bois, souvent très bas pour résister au vent, ils s’intègrent parfaitement aux pentes.
L’été, certains restent utilisés pour la fabrication du beaufort d’alpage. Les odeurs de lait chaud, de foin et de bois humide donnent alors au massif une atmosphère profondément vivante.
Le premier détail qui frappe, ce sont les proportions. Les chalets du Beaufortain semblent massifs, presque lourds. Les soubassements en pierre servent à ancrer le bâtiment dans la pente et à résister à l’humidité. Au-dessus, les étages en bois de mélèze ou d’épicéa vieillissent lentement sous le soleil et la neige, prenant cette couleur brun-noir si caractéristique des Alpes savoyardes.
Les toits descendent très bas. En hiver, ils doivent supporter des tonnes de neige. Les larges débords protègent les façades et créent des espaces couverts où l’on rangeait autrefois le matériel agricole ou le bois. Les balcons, eux, ne sont pas décoratifs : ils servaient à faire sécher le foin, les céréales ou le linge. Aujourd’hui encore, l’été, les géraniums débordent souvent des rambardes sculptées, ajoutant une douceur inattendue à ces architectures robustes.
À l’intérieur, le chalet traditionnel s’organisait autour de la chaleur animale et humaine. Au rez-de-chaussée vivaient les bêtes, principalement les vaches tarines et abondances. Leur chaleur remontait naturellement vers les pièces d’habitation situées au-dessus. On vivait serré, dans des espaces bas de plafond, avec le bois omniprésent : planchers qui craquent, odeur de fumée froide, poutres noircies par les décennies.
Dans le Beaufortain, les chalets racontent aussi le système des « remues ». Les familles ne restaient pas au même endroit toute l’année. Elles montaient progressivement avec les troupeaux au fil de l’été, utilisant différents chalets répartis selon l’altitude des pâturages. Cette transhumance locale a façonné le paysage : les hameaux ne sont pas disposés au hasard, ils suivent la logique des saisons et la route des bêtes vers les alpages.

Le Beaufort et la gastronomie : manger la montagne
Le Beaufortain se comprend aussi par le goût. Ici, la gastronomie n’est pas un folklore touristique : elle est directement née du relief, du climat et de la vie pastorale.
Le fromage beaufort reste évidemment le roi du massif. Produit avec le lait des vaches tarines et abondances, il accompagne chaque étape de la vie alpine. L’été, les troupeaux montent dans les alpages où plus de cent espèces végétales différentes parfument le lait. Dans certains chalets d’altitude, la fabrication du fromage se fait encore presque comme autrefois. On chauffe le lait dans de grandes cuves en cuivre, la vapeur envahit le chalet, les gestes restent précis, répétés depuis des générations.
Le beaufort d’alpage possède alors quelque chose de plus complexe : des notes de noisette, de fleurs sèches, parfois presque fruitées. Dans les caves de la coopérative de Beaufort, les meules s’alignent comme une bibliothèque de montagne.
Mais la cuisine du Beaufortain ne s’arrête pas au fromage fondu. Les crozets gratinés au beaufort, les farçons sucrés-salés, les diots fumés, les soupes épaisses aux légumes et la polenta racontent une cuisine conçue pour tenir face à l’hiver.
Et puis il y a les refuges et auberges. Une fondue dégustée face au lac de Roselend, une tarte aux myrtilles au retour d’une randonnée, une omelette aux cèpes dans un chalet d’alpage…
Le Beaufortain: la montagne apprivoisée
Les lacs du Beaufortain : miroirs du ciel savoyard
Dans le Beaufortain, l’eau est partout. Elle descend des névés, traverse les alpages, s’accumule dans les torrents avant de disparaître au fond des vallées. Et au XXe siècle, cette eau a changé le destin du massif.
Quand on arrive devant le lac de Roselend, le choc est presque irréel. À 1557 mètres d’altitude, le barrage surgit dans un décor immense de pâturages, de pics sombres et de ciel ouvert. L’eau turquoise semble artificielle tant sa couleur contraste avec les reliefs noirs du Beaufortain, pourtant recouverts de prairies jusqu’à haute altitude. Derrière le calme apparent du lac se cache pourtant une gigantesque aventure humaine et industrielle.
Dans les années 1950, EDF décide d’exploiter le potentiel hydroélectrique du massif. Le Beaufortain devient alors un immense chantier. Le barrage de Roselend, mis en service en 1962, forme avec Saint-Guérin et la Gittaz l’un des plus grands complexes hydroélectriques alpins français. Les vallées changent brutalement. Des alpages sont engloutis, des hameaux disparaissent, des routes sont déplacées. Mais cette épopée apporte aussi du travail et modernise profondément la région.
Aujourd’hui encore, Roselend conserve quelque chose de monumental. Le barrage lui-même, immense courbe de béton de près de 150 mètres de haut, impressionne autant que le paysage environnant. La petite chapelle de Roselend reconstruite au bord du lac semble presque irréelle face à cette immensité d’eau et de sommets.
Le lac de Saint-Guérin possède une atmosphère différente. Plus intime, plus encaissé, il apparaît au bout d’une route étroite bordée de forêts. Son célèbre pont suspendu fait doucement vibrer la traversée au-dessus de l’eau sombre. Les familles s’y promènent lentement pendant que les sommets se reflètent dans le lac immobile.
Plus loin, la Gittaz et Girotte racontent un Beaufortain plus sauvage. Là-bas, les routes deviennent plus étroites, les barrages plus secrets, les paysages presque nordiques certains matins d’automne. Le lac de la Girotte aux berges fortement inclinées, ressemble à un œil dirigé vers le ciel, dans l’iris duquel se reflète le Mont Blanc. Le lac de la Gittaz, tout près du lac de Roselend a des allures de lac d’altitude, calme et paisible, entouré de vertes montagnes. Une belle randonnée relie d’ailleurs les deux lacs.
Sports d’hiver : un massif aux multiples visages
Ski alpin et ski nordique : deux manières de vivre la montagne
Le Beaufortain possède une particularité rare dans les Alpes françaises : il réunit, dans un même massif, un ski alpin très montagnard et l’un des plus beaux territoires de ski nordique de France. Ici, les domaines skiables ne cherchent pas seulement la performance ou la quantité de remontées mécaniques. Ils prolongent la géographie du massif, sa lumière et sa manière particulière d’habiter la montagne.
Arêches-Beaufort : le ski des pentes sauvages
À Arêches-Beaufort, le ski conserve un caractère profondément alpin. Le domaine s’étage entre environ 1080 mètres dans le village du Planay et plus de 2320 mètres au sommet du Grand Mont, grande pyramide neigeuse qui domine tout le Beaufortain central.
Le domaine compte environ 50 kilomètres de pistes balisées, desservies par une quinzaine de remontées mécaniques. Mais les chiffres ne racontent qu’une partie de l’expérience. Ce qui marque ici, c’est le relief. Les pistes épousent les mouvements naturels de la montagne : longues descentes en forêt vers Le Planay, grands versants ouverts sous le Grand Mont, combes plus techniques où la neige reste souvent froide et légère.
Arêches est une station appréciée des skieurs expérimentés parce qu’elle a conservé quelque chose de brut. Les itinéraires hors-piste y sont nombreux et réputés. Le secteur du Grand Mont, notamment, attire depuis longtemps les amateurs de ski de randonnée et de freeride grâce à ses pentes soutenues, ses vallons naturels et son enneigement souvent abondant. Ici, on parle encore beaucoup de montagne, de conditions nivologiques, d’itinéraires, plus que de simple “consommation” du ski.
Cette culture du ski explique aussi pourquoi Arêches est devenu l’un des hauts lieux internationaux du ski-alpinisme. Chaque année, la célèbre course de la Pierre Menta transforme les pentes du Beaufortain en immense théâtre sportif, où les meilleurs spécialistes mondiaux affrontent dénivelés, arêtes et descentes techniques dans une ambiance unique.
Mais Arêches ne se limite pas au ski engagé. Les secteurs intermédiaires offrent aussi de belles pistes rouges et bleues accessibles, souvent au milieu des sapins, avec cette sensation rare de skier dans une montagne encore habitée. Les chalets d’alpage apparaissent régulièrement au détour d’une piste, rappelant que ces pentes restent avant tout des territoires pastoraux l’été.

Les Saisies : le grand balcon du Mont-Blanc
À l’inverse, Les Saisies développent une approche plus ouverte, plus lumineuse et familiale du ski. La station est installée sur un vaste col à environ 1650 mètres d’altitude, entre Beaufortain et Val d’Arly, dans un environnement beaucoup plus dégagé.
Le domaine skiable propre des Saisies compte environ 77 kilomètres de pistes, mais il s’intègre surtout dans le vaste domaine de l’Espace Diamant, qui relie plusieurs stations entre Savoie et Haute-Savoie : Crest-Voland, Notre-Dame-de-Bellecombe, Flumet, Praz-sur-Arly et Hauteluce. L’ensemble représente près de 192 kilomètres de pistes reliées skis aux pieds.
Le ski y est plus fluide, plus accessible aux familles et aux skieurs intermédiaires. Les pistes de ski des Saisies serpentent entre les forêts d’épicéas puis débouchent régulièrement sur de grandes clairières panoramiques. Et partout, presque constamment, apparaît le massif du Mont-Blanc. Peu de stations offrent une présence aussi permanente du “toit des Alpes” pendant le ski.
Les Saisies sont aussi réputées pour la qualité de leur enneigement. Malgré une altitude relativement modérée pour les Alpes françaises, la station bénéficie d’un climat particulier : les perturbations venues de l’ouest se bloquent souvent sur le Beaufortain, apportant des chutes de neige abondantes. Ce phénomène a valu au secteur le surnom de “grenier à neige de la Savoie”.
L’ambiance de ski y est différente d’Arêches. Plus douce. Plus contemplative aussi. On skie souvent dans une lumière très claire, avec de longues vues sur les Aravis, le Beaufortain et le Mont-Blanc. Certains secteurs donnent presque l’impression de glisser sur des plateaux suspendus.
Hauteluce – Les Contamines : skier entre Beaufortain et Mont-Blanc
Le Beaufortain possède enfin un troisième univers skiable souvent moins connu mais particulièrement spectaculaire : la liaison entre Hauteluce et Les Contamines-Montjoie.
Tout au fond de la vallée du Dorinet, juste en dessous de la retenue d’eau de la Girotte et à proximité de l’usine hydroélectrique, à 5km de Hauteluce on retrouve la petite station du Val Joly. Celle-ci donne accès par un télésiège au domaine de ski des Contamines-Montjoie par le secteur de la Ruelle puis du col du Joly. Cette connexion ouvre un immense terrain de ski tourné vers le massif du Mont-Blanc et les hauts reliefs de la réserve naturelle des Contamines.
Le domaine Les Contamines–Hauteluce représente environ 120 kilomètres de pistes entre 1200 et près de 2500 mètres d’altitude. L’ambiance y est très différente des Saisies. Le relief devient plus marqué, plus montagnard, avec de longues pistes qui plongent dans les forêts ou traversent de grands vallons ouverts sous les sommets.
Le secteur du col du Joly constitue l’un des grands belvédères des Alpes françaises. Par beau temps, la vue s’étend du Mont-Blanc aux Aravis, en passant par les dômes enneigés du Beaufortain. Certaines pistes donnent presque l’impression de skier suspendu entre deux massifs.
L’hiver, Hauteluce conserve une atmosphère de village agricole vivant. Les fermes enneigées, les chapelles baroques et les vieux chalets rappellent constamment que ces domaines skiables restent avant tout des territoires habités toute l’année.
Le ski nordique : la Scandinavie savoyarde
Mais c’est peut-être dans le ski nordique que le Beaufortain révèle son identité la plus singulière. Le paysage explique immédiatement cette réputation. Les plateaux enneigés alternent avec des forêts profondes, silencieuses, où la neige absorbe tous les sons. Puis soudain les arbres s’écartent et le regard plonge vers le Mont-Blanc ou les vallées du Beaufortain. Certains matins d’hiver, quand le brouillard reste bloqué dans les vallées et que le soleil éclaire les hauts plateaux, l’atmosphère devient presque scandinave.
Le ski nordique ici n’est pas seulement sportif. Il devient une manière d’habiter le paysage. Les itinéraires traversent des espaces ouverts, longent des chalets isolés, passent près des alpages enfouis sous plusieurs mètres de neige. On avance dans une montagne silencieuse, lente, où le rythme du souffle finit par remplacer celui de la station.
Les Saisies abritent l’un des plus grands domaines nordiques de France, avec environ 120 kilomètres de pistes tracées. Ce n’est pas un hasard si la station accueillit plusieurs épreuves des Jeux olympiques d’Albertville en 1992, notamment le ski de fond et le biathlon.
La Pierra Menta, entre sport et légende
Impossible d’évoquer le Beaufortain sans parler de la Pierra Menta. Cette course mythique de ski-alpinisme, créée en 1986, attire chaque année les meilleurs athlètes mondiaux.
Le nom vient de la spectaculaire aiguille rocheuse de la Pierra Menta, sommet emblématique du massif culminant à 2714 mètres.
Cette immense dent rocheuse surgit brutalement au-dessus des alpages et des lacs, comme un navire de pierre figé dans le ciel. Haute de 2714 mètres, elle impressionne moins par son altitude que par sa silhouette : un monolithe vertical de près de 150 mètres, posé au sommet d’une arête.
On la découvre souvent progressivement, au détour d’un vallon, au-dessus du lac de Roselend ou depuis les chemins du refuge de Presset. Et chaque fois, elle semble irréelle. Les lumières du soir renforcent encore cette impression : la roche sombre devient presque rouge, tandis que les alpages s’assombrissent autour d’elle.
La Pierra Menta est connue surtout pour sa légende sportive. Depuis 1986, elle donne son nom à la plus célèbre course de ski-alpinisme au monde. Pendant quatre jours, les meilleurs athlètes internationaux traversent les crêtes du Beaufortain dans une succession vertigineuse de montées et de descentes. Les dénivelés cumulés dépassent souvent 10 000 mètres. Le parcours change selon les conditions de neige, mais il conserve toujours la même philosophie : une immersion totale dans la montagne hivernale.
La magie de la « Pierra Menta » ne vient pas seulement de la performance. Elle vient surtout de l’ambiance. Des milliers de spectateurs montent à ski ou à pied sur les crêtes pour encourager les coureurs. Les cloches des vaches résonnent dans la neige. Les bénévoles du Beaufortain transforment l’épreuve en immense fête populaire alpine.
Rarement une course aura autant ressemblé à son territoire : rude, généreuse, spectaculaire et profondément humaine.
Routes et cols : traverser les montagnes du Beaufortain
Dans le Beaufortain, les routes suivent d’anciens chemins de transhumance, des passages commerciaux, des itinéraires militaires ou pastoraux qui reliaient autrefois des vallées longtemps isolées pendant l’hiver. Aujourd’hui encore, conduire dans le massif donne souvent l’impression de voyager dans une géographie ancienne, où chaque col marque un changement de monde.
Ainsi le col des Saisies ou le col de la Forclaz conduisent du Beaufortain au Val d’Arly en court-circuitant le passage par Albertville. Nous avons déjà évoqué ces deux cols dans les paragraphes précédents. Ils restent ouverts toute l’année sous réserve des conditions météorologiques.
Le col du Joly, lui, est ouvert seulement en été, et la route carrossable s’arrête au col. C’est plus une destination qu’un col à traverser. A l’arrivé, le paysage s’ouvre sur le massif du Mont-Blanc. Les alpages deviennent immenses, presque ondulants. L’été, les troupeaux occupent encore les pentes, et les chalets semblent minuscules face à l’ampleur du paysage. Lorsque la lumière du soir éclaire le Mont-Blanc à l’horizon, on comprend pourquoi ce secteur attire depuis longtemps peintres, photographes et randonneurs.
Le col du Joly possède lui aussi une histoire ancienne. Avant les routes modernes, ces passages permettaient les échanges entre Beaufortain, Val d’Arly et vallée des Contamines. Les habitants passaient d’une vallée à l’autre à pied, avec les troupeaux, les marchandises ou le courrier. Aujourd’hui encore, certaines portions des anciens chemins restent visibles sous les pistes pastorales ou les sentiers de randonnée.
Le col du Pré, de son côté, offre l’un des plus célèbres panoramas sur le lac de Roselend. La montée depuis Arêches est étroite, sinueuse, parfois impressionnante lorsque deux véhicules se croisent. Puis soudain, au sommet, le regard plonge sur le barrage turquoise et les sommets noirs du Roc du Vent. Peu d’endroits dans les Alpes françaises donnent une telle impression d’espace pastoral et minéral à la fois. On peut continuer le chemin, traverser le barrage et longer le lac en direction du Cormet de Roselend.
Le Cormet de Roselend, perché à 1968 mètres d’altitude relie, pendant sa période d’ouverture saisonnière en été (de fin mai à mi-octobre), le Beaufortain à la Tarentaise. Depuis Beaufort, la route remonte progressivement la vallée dans une succession de paysages qui semblent résumer tout le Beaufortain : villages agricoles, forêts sombres, chalets isolés, puis grands alpages ouverts face aux sommets. Après le barrage de Roselend, la montagne prend une autre dimension. Les pentes deviennent plus minérales, les reliefs s’élargissent, et la route semble littéralement suspendue entre ciel, eau et roche.
Le mot Cormet lui-même rappelle l’ancien parler savoyard : il désigne un petit col, un passage utilisé depuis des siècles par les troupeaux et les habitants du massif. Bien avant les voitures et les cyclistes, les bergers franchissaient déjà Roselend pour rejoindre les marchés et les pâturages de Tarentaise. Le col fut longtemps une voie essentielle entre Beaufortain et Bourg-Saint-Maurice, même si les passages restaient difficiles une grande partie de l’année.
Aujourd’hui, le Cormet de Roselend appartient à l’imaginaire du cyclisme alpin. Le Tour de France l’a rendu célèbre avec ses longues ascensions régulières, ses paysages immenses et ses conditions météo parfois brutales. Certains étés, on peut passer en quelques kilomètres d’un soleil éclatant à un brouillard épais venu des sommets. Les cyclistes parlent souvent de Roselend comme d’un col “vivant”, imprévisible, profondément montagnard.

Les activités à ne pas rater pendant vos vacances dans le Beaufortain
- la visite à la Coopérative Laitière de Beaufort pour tout savoir sur la fabrication et la dégustation du fromage local, le Beaufort.
- Comprendre le fonctionnement des barrages en vous rendant sur celui de La Girotte à Hauteluce
- En prendre plein les yeux au Lac de Roselend ou à celui de Saint Guérin
- Glisser sur les pistes de ski de fond qui ont accueilli les Jeux Olympiques d’Albertville en 1992 aux Saisies.
- Un peu plus loin, visiter la vieille ville médiévale de Conflans, sur les hauteurs d’Albertville.
- Découvrir le patrimoine des vallées du Beaufortain et la vie d’antan à l’Ecomusée de Hauteluce.
A la découverte du Beaufortain grâce aux webcams
(cliquez sur le nom du village)
- Hauteluce : une très jolie vue sur le village de Hauteluce
- Les Saisies: la station vue du Mont Bisanne avec le Massif du Mont Blanc en fond
- Arêches-Beaufort: Le secteur du Planay, en bas des pistes à 1200m.
- Arêches-Beaufort: le secteur de Cuvy à 1700m et la vue sur le Mont Blanc
Comment venir dans le Beaufortain ?
Le Beaufortain donne souvent l’impression d’un massif préservé et isolé, pourtant il reste relativement accessible depuis les grandes vallées alpines. C’est d’ailleurs ce contraste qui surprend le voyageur : en quelques dizaines de kilomètres seulement, on passe des grands axes de circulation savoyards à une montagne profondément pastorale, faite de villages, d’alpages et de cols.
La véritable porte d’entrée du massif est Albertville. La ville, située à la confluence de l’Isère et de l’Arly, marque la transition entre les grandes vallées de circulation alpine et les montagnes du Beaufortain. Elle est facilement accessible en train grâce aux liaisons TGV directes depuis Paris, mais aussi depuis Lyon, Chambéry ou Annecy. En hiver, durant les vacances scolaires, plusieurs TGV directs permettent même de rejoindre Albertville depuis Paris en environ 4h30.
Depuis Albertville, la route du Beaufortain commence presque immédiatement. On suit d’abord la vallée du Doron vers Beaufort par la D925. Les reliefs se resserrent progressivement, les forêts gagnent du terrain et les villages deviennent plus montagnards. Comptez environ 25 kilomètres et une trentaine de minutes pour rejoindre Beaufort.
Depuis Beaufort, les routes se divisent ensuite comme des branches de vallée :
- vers Arêches-Beaufort et le Planay au sud-est ;
- vers Les Saisies et Hauteluce au nord ;
- vers le Cormet de Roselend et la Tarentaise à l’est.
L’hiver, l’accès routier aux villages reste généralement bon grâce au déneigement régulier, même si les équipements spéciaux peuvent devenir obligatoires lors des fortes chutes de neige. Les routes des Saisies et d’Arêches montent parfois rapidement en altitude, avec des portions plus sinueuses à l’approche des stations. Les cols du Joly, du Pré et le Cormet de Roselend sont fermés jusqu’à la fin mai.
Pour les voyageurs sans voiture, plusieurs lignes d’autocars régionales permettent de rejoindre le massif depuis Albertville. Le réseau régional Cars Région Savoie dessert notamment Beaufort, Arêches, Villard-sur-Doron et Les Saisies. En hiver, des navettes saisonnières renforcent les liaisons vers les stations de ski, notamment les week-ends et pendant les vacances scolaires.
Les Saisies disposent également de liaisons régulières avec la gare routière d’Albertville, synchronisées avec certains trains. Une fois sur place, des navettes locales permettent souvent de circuler entre les différents secteurs du domaine skiable ou entre les villages.

Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
Où skier et randonner en Vanoise et Trois Vallées ?
Au coeur de la Savoie, le massif de la Vanoise borde le grand domaine skiable des Trois Vallées: un magnifique espace naturel alpin.
Les plus beaux villages pour les vacances en Haute Tarentaise
La Haute Tarentaise, c’est le royaume des stations de ski d’altitude en Savoie. De vastes domaines skiables avec vue sur le Mont Blanc!
Les plus beaux sites pour admirer la beauté sauvage de la vallée de la Maurienne
Un séjour en Maurienne est un séjour en pleine nature au contact de l’histoire des Alpes. Destination idéale pour les amoureux des Alpes.
Les plus beaux villages de la rive française du lac Léman
Lors d’un séjour sur les rives françaises du Lac Léman, on peut profiter de l’activité balnéaire en même temps que les activités de montagne.
Les plus beaux sites à admirer à Aix les Bains et sur les rives du lac du Bourget
Le lac du Bourget, le plus grand des lacs français, mais aussi le plus poétique. Découvrez sur ses rives de beaux sites historiques.
Tout ce qu’il faut absolument voir autour du Lac d’Annecy
Le lac d’Annecy est le plus photogénique des lacs français. La ville d’Annecy, les rives ou les belvédères offrent de super points de vue.
Les plus belles idées de découverte autour des lacs de Paladru et d’Aiguebelette
Entre Lyon et les Préalpes, les lacs d’Aiguebelette, en Savoie, et de Paladru, en Isère offrent de bons moments de fraîcheur.
Sept lieux pour découvrir l’esprit de la Savoie
Un séjour en Savoie, terre de montagne, glaciers et patrimoine alpin est une opportunité excitante de découvrir de magnifiques paysages.
Découvrez les plus beaux sites de Haute-Savoie
Passer des vacances en Haute-Savoie, c’est découvrir à courte distance la douceur des lacs, les glaciers et les verts pâturages.
Les desserts de Noël dans les Alpes
Découvrez les desserts servis sur les tables à Noël dans les Alpes. Du sucre mais beaucoup de symboles aussi!
Où peut-on faire du ski dans les Alpes en novembre ?
Skier dès le mois de novembre dans les Alpes, c’est possible! AlpAddict vous présente les stations de ski ouvertes.
Où admirer le feuillage d’automne dans les Alpes françaises
L’automne dans les Alpes est féérique. C’est le moment d’aller admirer le feuillage d’automne dans les massifs français. Suivez le guide.
Trois bonnes raisons de découvrir les Pays de Savoie
Des vallées profondes, des cimes enneigées et des lacs sublimes et raffinés: découvrez les Pays de Savoie avec AlpAddict.
Cinq sites incontournables en Haute-Savoie
AlpAddict vous invite à découvrir cinq des plus beaux sites de Haute Savoie! Mais il y en a des dizaines d’autres à visiter. En route!
Cinq bonnes raisons de visiter Chambéry
Facile d’accès, Chambéry est en toute saison une des portes des Alpes. Ce n’est pas seulement une étape, mais c’est une vraie destination à part entière. AlpAddict vous emmène découvrir Chambéry, la capitale de la Savoie.
Cinq bonnes raisons d’aller en vacances aux Gets cet été
Les Gets est un village typique de Haute-Savoie, dans le domaine des Portes du Soleil. VTT, randonnées et ski sont les activités principales de ce village dynamique.
Les cinq plus beaux panoramas des Alpes
Dans ce premier article consacré aux belvédères des Alpes, AlpAddict vous emmène à la découverte des cinq premiers panoramas.
Comment aller au ski en train dans les Alpes françaises
Partir en vacances au ski en train jusqu’à votre destination finale dans les Alpes françaises. Plus de bouchons, plus de route enneigée! AlpAddict vous explique où aller et comment.
Dix villages dans les Alpes pour profiter de l’hiver sans skier
Où aller pour profiter de la montagne en hiver lorsqu’on ne skie pas? AlpAddict vous suggère dix villages de charme!
40 bonnes raisons d’aller dans les Alpes Françaises en hiver quand on ne skie pas !
Les Alpes en hiver sont sportives, régénérantes, dépaysantes! AlpAddict vous propose 40 activités à découvrir !
Avoriaz, les bonnes raisons pour y aller cet hiver
Avoriaz, une station magique, intégrée à son environnement naturel et qui bénéficie d’un enneigement exceptionnel. Coup de coeur!
Les Rousses : voir les Alpes depuis le Jura
Parfois il faut s’éloigner des Alpes pour en apprécier les plus hauts sommets. AlpAddict vous invite à prendre de la hauteur dans le Jura.
Val Thorens : du grand ski tout au long de la saison
Val Thorens, la station la plus haute d’Europe vous garantit un enneigement et un ensoleillement hors pair! Partez skier avec AlpAddict.
Méribel, une perle dans les Trois Vallées
Méribel, quatre villages pour une grande station au coeur du domaine skiable des trois vallées. AlpAddict vous invite à la découverte.
Les cinq spots avec les plus belles vues à La Plagne
La Plagne, balcon sur la vallée de la Tarentaise, permet de jouir de panoramas époustouflants. On en fait le tour avec AlpAddict.
La Haute Maurienne en hiver
La Haute Maurienne, vallée sauvage et encore préservée attire les voyageurs en quête d’authenticité. AlpAddict vous fait découvrir ses villages.
Découvrir toutes les merveilles du Pays du Mont Blanc
Le pays du Mont Blanc est un plaisir pour les yeux. Le géant des Alpes est là toujours présent, mais les paysages sont moins abrupts et plus verts. AlpAddict vous emmène en promenade.
Vallée de Chamonix: les cinq sites incontournables
Chamonix Mont Blanc. Tout est dit dans le nom. Chamonix, capitale mondiale de l’alpinisme. Le Mont Blanc, le massif majestueux. AlpAddict vous accompagne à la découverte des plus beaux paysages.
Lac Léman: découvrez les secrets de la rive française
Le Lac Léman, vaste, à l’horizon infini, ensoleillé et grouillant de bateaux en été, brumeux et mélancolique en hiver. Ambiance lac assurée.
Lac du Bourget, le plus romantique des lacs français
Le lac du Bourget, le plus grand lac Français aux airs de Riviera est au coeur de la Savoie et permet des séjours entre lac et montagne!



























