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Il existe plusieurs manières d’entrer dans les Dolomites. On peut arriver de Venise et remonter vers Cortina d’Ampezzo, franchir le Passo Rolle pour découvrir les Pale di San Martino, venir de Bolzano/Bozen et s’enfoncer dans le Val Gardena/Gherdëina ou encore suivre la grande vallée de l’Adige avant de bifurquer vers le Val di Fassa.

L’arrivée par le nord offre une expérience très différente.

Depuis Brunico/Bruneck, au cœur de la Val Pusteria/Pustertal, une route quitte progressivement les grandes voies de circulation et remonte vers le sud. Les montagnes se rapprochent, les villages deviennent plus petits, les versants se couvrent de forêts et de prairies. Puis les premières grandes parois calcaires apparaissent.

On entre dans la Val Badia.

Cette vallée d’une trentaine de kilomètres constitue l’une des grandes portes septentrionales des Dolomites. Elle commence à proximité de San Lorenzo di Sebato/St. Lorenzen, à environ 810 mètres d’altitude, puis remonte le cours du Gadera jusqu’à Corvara, où elle se divise entre les routes du Passo Gardena/Ju de Frara et du Passo Campolongo/Ju de Ćiaulunch. Une autre branche conduit de San Cassiano/San Ciascian vers les cols de Valparola et de Falzarego.

Cette géographie explique une grande partie de l’histoire et de l’identité de la vallée. La Val Badia appartient administrativement au Südtirol/Alto Adige, mais elle se trouve au cœur de l’un des principaux territoires de langue ladine des Dolomites. À mesure que l’on remonte vers les montagnes, les noms des villages, les traditions, l’architecture et la langue racontent une culture alpine particulière, née de plusieurs siècles d’isolement relatif entre de grands massifs.

Les paysages évoluent eux aussi. La basse vallée reste rurale et discrète, ponctuée de hameaux, de fermes et de forêts. Autour de La Valle/La Val et de Badia, les prairies s’étendent au pied des parois du Sas dla Crusc. Puis apparaissent les grands paysages dolomitiques de La Villa/La Ila, San Cassiano/San Ciascian, Corvara et Colfosco/Calfosch, dominés par le Gardenaccia, le Sassongher, le massif du Sella et les montagnes du parc naturel Fanes-Senes-Braies.

La Val Badia est ainsi bien davantage qu’une destination où passer quelques jours. Elle est une vallée de passage, mais un passage qui mérite que l’on s’arrête. On peut y suivre les traces de l’histoire ladine, marcher entre des fermes pluricentenaires, rejoindre des sanctuaires installés au pied des falaises, gravir des sommets dépassant 2 500 mètres, skier sur plus de cent kilomètres de pistes et franchir quelques-uns des cols les plus célèbres des Alpes.

C’est un raccourci de tout ce qu’il y a de plus beau dans la région des Dolomites et il faut simplement accepter de la parcourir lentement, du nord vers le sud, en prenant le temps de regarder les « Monts Pâles » se rapprocher.

La Val Badia, une longue vallée pour entrer dans les Dolomites

Du bassin de Brunico/Bruneck aux premières parois dolomitiques

La route de la Val Badia commence réellement lorsque l’on quitte la Val Pusteria/Pustertal à San Lorenzo di Sebato/St. Lorenzen. La SS244 remonte alors vers le sud en suivant le Gadera.

Les premiers kilomètres sont assez différents de l’image spectaculaire que l’on associe généralement aux Dolomites. La vallée est étroite, très boisée et profondément encaissée. Les villages se trouvent parfois à l’écart de la route principale, installés sur les versants les mieux exposés.

Cette première partie est importante pour comprendre la géographie de la Val Badia. La vallée ne commence pas à Corvara et ne se résume pas à l’Alta Badia, son secteur touristique le plus connu. Avant les grands domaines skiables et les hôtels installés au pied des remontées mécaniques existe une montagne plus rurale, longtemps organisée autour de l’agriculture, de l’élevage et des petites communautés villageoises.

La première bifurcation importante apparaît à Longega, à environ 1 000 mètres d’altitude. Vers l’ouest, une route conduit à San Vigilio di Marebbe/Al Plan de Mareo et au Val Marebbe/Val de Mareo. La route principale continue vers le sud en direction de Piccolino/Piculin puis de San Martino in Badia/San Martin de Tor.

Les montagnes commencent alors à s’ouvrir. Le Sas de Pütia se détache au-dessus des versants boisés, tandis que le massif du Sas dla Crusc annonce progressivement les grandes falaises dolomitiques.

La transformation du paysage se poursuit sur une trentaine de kilomètres. Entre San Lorenzo di Sebato/St. Lorenzen et Corvara, on gagne environ 750 mètres d’altitude. Les forêts restent présentes, mais les prairies prennent davantage de place, les sommets calcaires deviennent omniprésents et les villages s’installent progressivement au cœur de paysages plus ouverts.

C’est cette progression qui rend l’arrivée en Val Badia particulièrement intéressante. On n’entre pas brutalement dans les Dolomites. On les voit apparaître.

Une vallée organisée autour du Gadera

Le Gadera, Gran Ega en ladin, constitue la colonne vertébrale de la vallée. Ce cours d’eau prend naissance dans les montagnes de l’Alta Badia, recueille les eaux des nombreux torrents descendant des massifs environnants et rejoint la Rienza/Rienz dans la Val Pusteria/Pustertal.

Pendant des siècles, la vallée a été organisée autour de cet axe naturel. Les routes, les villages et les terres agricoles se sont adaptés à un relief contraignant, composé de fonds de vallée étroits, de versants boisés et de plateaux plus favorables à l’agriculture.

L’altitude croissante joue également un rôle essentiel. San Martino in Badia/San Martin de Tor se trouve à environ 1 127 mètres, La Valle/La Val à 1 348 mètres, La Villa/La Ila à 1 433 mètres, San Cassiano/San Ciascian à 1 537 mètres, Corvara à 1 568 mètres et Colfosco/Calfosch à 1 645 mètres.

En quelques dizaines de kilomètres, on passe ainsi d’un paysage encore marqué par les formes de la Val Pusteria à un véritable univers de haute montagne.

Cette progression permet aussi de découvrir plusieurs visages de la vallée. Le voyageur qui se contente de rejoindre directement Corvara manque une partie essentielle de la Val Badia : les villages plus discrets, les anciennes fermes, les églises isolées et les paysages agricoles qui racontent l’histoire de la population ladine.

Où se trouve le territoire de culture ladine dans les Dolomites
Les contours du territoire ladin au coeur des Dolomites

Une vallée ladine au cœur du Südtirol/Alto Adige

Une langue ancienne toujours vivante

La Val Badia appartient aux cinq grandes vallées où le ladin dolomitique est encore parlé : la Val Badia, le Val Gardena/Gherdëina, le Val di Fassa/Fascia, Livinallongo del Col di Lana/Fodom et Cortina d’Ampezzo/Anpezo.

Le ladin est une langue romane issue de la latinisation des populations alpines après la conquête romaine. Son maintien dans les Dolomites s’explique notamment par la géographie : pendant des siècles, les hautes vallées séparées par de grands massifs ont conservé des communautés relativement isolées.

Aujourd’hui, la langue reste très présente dans la vie quotidienne de la Val Badia. Elle est enseignée à l’école aux côtés de l’italien et de l’allemand, utilisée par les administrations locales, les médias et les associations culturelles.

Cette particularité linguistique est immédiatement visible sur les panneaux. Les noms de lieux apparaissent sous plusieurs formes et le voyageur découvre progressivement un vocabulaire propre à la montagne ladine : ücia pour désigner un refuge ou une auberge d’altitude, viles pour les anciens hameaux ruraux, ju pour les cols.

La langue n’est donc pas un élément folklorique ajouté à l’expérience touristique. Elle constitue l’un des fondements de l’identité locale.

Les viles, une manière ancienne d’habiter la montagne

Pour comprendre le paysage de la Val Badia, il faut quitter la route principale.

Sur les versants apparaissent de petits groupes de fermes et de maisons organisés autour d’espaces communs. Ce sont les viles, l’une des formes d’habitat les plus caractéristiques du monde ladin.

Ces hameaux regroupaient plusieurs familles qui partageaient certaines ressources, notamment les chemins, les points d’eau, les pâturages et parfois les fours. Les terres agricoles étaient réparties autour des habitations selon une organisation adaptée aux contraintes de la montagne.

Cette structure est particulièrement visible autour de La Valle/La Val, où les fermes, les granges et les prairies composent encore un paysage agricole d’une grande cohérence. Certaines exploitations sont attestées depuis plusieurs siècles.

La modernisation de l’agriculture et le développement du tourisme ont profondément transformé la vallée, mais les viles permettent de comprendre comment les populations ont organisé leur territoire bien avant l’arrivée des routes modernes et des remontées mécaniques. Le territoire officiel d’Alta Badia présente encore aujourd’hui ces hameaux ruraux comme une composante essentielle de la culture ladine.

Le Museum Ladin Ciastel de Tor

Le meilleur endroit pour approfondir cette histoire se trouve à San Martino in Badia/San Martin de Tor.

Le Ciastel de Tor domine la vallée depuis un éperon rocheux. Le château, dont l’origine remonte au XIIIe siècle, fut pendant plusieurs siècles le siège administratif de la juridiction de Tor.

Il accueille aujourd’hui le Museum Ladin Ciastel de Tor.

La visite permet de comprendre l’histoire des Ladins, leur langue, leur organisation sociale, leurs croyances et les profondes transformations économiques qu’ont connues les vallées dolomitiques.

L’intérêt du musée dépasse largement la simple exposition d’objets traditionnels. Il explique les liens entre la géographie et la culture.

Pendant des siècles, les cols ont isolé les communautés durant l’hiver mais ont aussi permis les échanges avec les vallées voisines pendant la belle saison. Les habitants ont développé une agriculture adaptée aux fortes pentes, un système particulier de propriété foncière et une culture profondément liée à la montagne.

Après la visite, les paysages de la Val Badia se lisent différemment.

San Martino in Badia/San Martin de Tor, la porte culturelle de la vallée

Un village entre histoire et montagne

San Martino in Badia/San Martin de Tor se trouve à environ 1 127 mètres d’altitude, au-dessus du Gadera.

Le village constitue une étape intéressante avant de poursuivre vers les grands paysages de l’Alta Badia. Le tourisme y est moins développé qu’à Corvara ou San Cassiano/San Ciascian et l’atmosphère reste plus rurale.

L’église paroissiale, les fermes dispersées et le Ciastel de Tor composent un paysage caractéristique de la basse Val Badia.

À proximité, le village de Longiarù/Lungiarü s’enfonce dans une vallée latérale dominée par le groupe du Puez et le Sas de Pütia.

Longiarù/Lungiarü et la vallée des moulins

Longiarù/Lungiarü se trouve à environ 1 400 mètres d’altitude dans un environnement beaucoup plus isolé.

Le village est notamment connu pour la Val di Morins, la vallée des moulins. Un ensemble de moulins hydrauliques installés le long du torrent rappelle l’importance de l’eau dans l’économie traditionnelle.

Ces installations servaient à moudre les céréales cultivées sur les versants et témoignent de l’organisation ancienne des communautés rurales.

Longiarù/Lungiarü fait partie du réseau des Villages d’alpinisme et de randonnée européens. Cette reconnaissance repose sur la qualité des paysages, la préservation de l’agriculture de montagne et l’importance accordée à la randonnée.

Longiarù/Lungiarü constitue également un excellent point de départ pour la randonnée.

Les marcheurs expérimentés peuvent rejoindre le parc naturel Puez-Odle/Pöz-Odles et le refuge Puez/Ütia de Puez, situé à 2 475 mètres d’altitude. La montée représente plus de 1 000 mètres de dénivelé positif et demande plusieurs heures de marche.

Des itinéraires plus accessibles permettent de découvrir les fermes, les alpages et les paysages dominés par le Sas de Pütia.

Les hameaux de la Val Badia
Lungiarù en Val Badia

La Valle/La Val, le grand paysage rural de la Val Badia

Un village installé à 1 348 mètres d’altitude

La Valle/La Val occupe une position légèrement à l’écart de la route principale.

Quelques lacets permettent de rejoindre le village, installé sur un versant ensoleillé à environ 1 350 mètres d’altitude.

Le changement d’atmosphère est immédiat.

Il n’y a ici ni grand domaine skiable ni succession de remontées mécaniques. Les fermes, les prairies et les forêts dominent le paysage.

Au-dessus du village s’élèvent les grandes falaises du Sas dla Crusc et les sommets du parc naturel Fanes-Senes-Braies.

Les prairies de l’Armentara

Les prairies de l’Armentara constituent l’un des plus beaux paysages de la vallée.

Elles s’étendent entre environ 1 600 et 2 000 mètres d’altitude au pied du Sas dla Crusc.

Au printemps et au début de l’été, les prairies se couvrent de fleurs tandis que les anciennes granges, les chalets et les petits chemins agricoles composent un paysage presque pastoral.

Plusieurs itinéraires permettent de les parcourir.

Depuis La Valle/La Val, une randonnée peut rejoindre les prairies en passant par les hameaux et les forêts. Selon le point de départ et la boucle choisie, il faut compter entre quatre et cinq heures de marche et environ 500 à 700 mètres de dénivelé positif.

Il est également possible de partir des hameaux plus élevés, notamment Spëscia, pour réduire la longueur de la randonnée.

Le contraste entre les prairies et les immenses parois du Sas dla Crusc constitue l’un des paysages les plus caractéristiques de la Val Badia.

Le Sas dla Crusc et le sanctuaire de Santa Croce/La Crusc

Au-dessus des prairies se dresse le massif du Sas dla Crusc, dont le sommet principal atteint 2 907 mètres.

À 2 045 mètres d’altitude, le sanctuaire de Santa Croce/La Crusc est installé au pied des falaises.

L’origine du lieu de pèlerinage est ancienne. Une petite église existait déjà au Moyen Âge, avant d’être agrandie au XVIIIe siècle.

Depuis Badia, des remontées mécaniques permettent de rejoindre les environs du sanctuaire en été comme en hiver. Les marcheurs peuvent également y monter depuis les villages de La Valle/La Val ou de Badia.

Depuis Spëscia, l’itinéraire vers La Crusc représente environ 570 mètres de dénivelé positif pour un peu plus de trois heures de marche selon le parcours retenu.

Le site est spectaculaire.

D’un côté s’élèvent les immenses falaises du Sas dla Crusc. De l’autre, le regard porte sur les villages de la Val Badia et les massifs du Puez, du Gardenaccia et du Sella.

Randonner en Val Badia
Prati dell’Armentar en Val Badia

Badia, entre villages, fermes et montagne

Pedraces et San Leonardo/San Linert

La commune de Badia s’organise autour de plusieurs villages et hameaux.

Pedraces se trouve dans le fond de vallée tandis que San Leonardo/San Linert s’étend sur les versants au pied du Sas dla Crusc.

Cette organisation dispersée reflète l’histoire agricole du territoire. Les fermes, les pâturages et les petits hameaux restent très présents dans le paysage malgré le développement touristique.

Badia constitue également l’une des portes d’accès au domaine skiable d’Alta Badia grâce aux remontées mécaniques de La Crusc.

Les randonnées autour de Badia

Les possibilités de randonnée sont nombreuses.

L’une des plus belles consiste à traverser les prairies de l’Armentara avant de rejoindre le sanctuaire de Santa Croce/La Crusc.

Une autre possibilité est de monter vers les alpages de la Gardenaccia. Les marcheurs peuvent également suivre les anciens chemins reliant les viles et les fermes des versants.

Ces itinéraires moins spectaculaires que les grandes randonnées d’altitude permettent pourtant de découvrir une autre facette de la vallée : celle d’un paysage façonné depuis des siècles par l’agriculture.

La Villa/La Ila, au pied du Gardenaccia

Un village central de l’Alta Badia

À environ 1 430 mètres d’altitude, La Villa/La Ila occupe une position stratégique au centre de l’Alta Badia.

La route se divise ici. Une branche poursuit vers Corvara tandis qu’une autre remonte vers San Cassiano/San Ciascian et les cols de Valparola et Falzarego.

Le village est dominé par le plateau du Gardenaccia et par le Piz La Ila, dont le sommet atteint 2 077 mètres.

La Villa/La Ila est également l’un des principaux centres du domaine skiable.

La Gran Risa, l’une des pistes mythiques des Dolomites

La Gran Risa descend du Piz La Ila vers La Villa/La Ila.

Cette piste noire accueille chaque hiver des épreuves de Coupe du monde masculine de ski alpin.

Sur environ 1 250 mètres de longueur, elle présente un dénivelé d’environ 450 mètres et une pente maximale qui dépasse 50 %.

La Gran Risa a largement contribué à la notoriété internationale de l’Alta Badia.

Depuis le Piz La Ila, le domaine skiable se prolonge vers Corvara, San Cassiano/San Ciascian et les autres secteurs de la vallée.

Monter vers le Gardenaccia

En été, les montagnes situées au-dessus de La Villa/La Ila offrent de très belles possibilités de randonnée.

La montée vers l’Ütia Gardenacia permet de rejoindre le bord du plateau du Gardenaccia.

Le refuge se trouve à 2 050 mètres d’altitude. L’utilisation du télésiège permet de réduire fortement le dénivelé et de rejoindre le refuge en environ deux heures de marche, avec moins de 300 mètres de montée.

Les randonneurs plus expérimentés peuvent poursuivre vers le plateau et rejoindre le parc naturel Puez-Odle/Pöz-Odles.

Les paysages changent alors complètement. Les forêts et les prairies disparaissent au profit d’un univers minéral composé de plateaux calcaires, de falaises et de vallons d’altitude.

Paysage typique de la Val Badia
Le village de La Villa au coeur de la Val Badia

San Cassiano/San Ciascian, entre Fanes et Lagazuoi

Un village au pied des Conturines

San Cassiano/San Ciascian se trouve à 1 537 mètres d’altitude, dans une vallée latérale entourée de quelques-uns des grands massifs des Dolomites.

À l’est s’élèvent le Lagazuoi et les montagnes de Fanes. Au sud apparaissent les Conturines et le Settsass. Vers l’ouest, les alpages de Pralongià relient progressivement San Cassiano aux secteurs de La Villa et de Corvara.

Le village possède une atmosphère plus discrète que Corvara, malgré une importante activité touristique.

Son église domine les maisons tandis que les hôtels et les remontées mécaniques se sont développés sur les versants.

Piz Sorega et Pralongià, le grand balcon de l’Alta Badia

Une télécabine permet de monter depuis San Cassiano/San Ciascian jusqu’au Piz Sorega, à environ 2 000 mètres d’altitude.

Le sommet donne accès au vaste plateau de Pralongià.

Il s’agit de l’un des plus beaux secteurs pour découvrir les Dolomites sans entreprendre une randonnée difficile.

Les sentiers parcourent de vastes alpages ouverts offrant des panoramas sur le Sella, le Sassongher, le Sas dla Crusc, les Conturines, le Lagazuoi et, plus loin, la Marmolada.

Une belle randonnée consiste à parcourir les crêtes et les alpages entre Piz Sorega, Bioch et Pralongià. L’itinéraire panoramique officiel représente environ trois heures de marche pour 250 mètres de dénivelé positif.

Il est également possible de rejoindre Corvara ou La Villa/La Ila à pied en utilisant les remontées mécaniques pour organiser des traversées.

Capanna Alpina et les portes du parc naturel Fanes-Senes-Braies

Au-delà de San Cassiano/San Ciascian, la route remonte vers Armentarola puis atteint Capanna Alpina, à environ 1 730 mètres d’altitude.

La route s’arrête ici.Plusieurs grands itinéraires de randonnée commencent au pied des montagnes. Vous êtes au coeur des légendes des Dolomites.

On peut rejoindre le plateau de Fanes, monter vers le Col de Locia ou entreprendre la randonnée vers le lac de Lagazuoi/Lech de Lagació et l’Ütia Scotoni.

Cette dernière randonnée traverse un paysage spectaculaire.

Depuis Sciaré, l’itinéraire franchit la Forcela dl Lech avant de rejoindre le lac de Lagazuoi puis le refuge Scotoni. Le parcours représente plus de 800 mètres de dénivelé positif et environ cinq heures trente à six heures de marche.

Visiter les petits villages d'Alta Badia
San Cassiano en Alta Badia

Corvara, le grand carrefour des Dolomites

Un village au pied du Sassongher et du Sella

Corvara se trouve à 1 568 mètres d’altitude au cœur de l’un des paysages les plus impressionnants de la vallée.

Le Sassongher, culminant à 2 665 mètres, domine directement le village. À l’est se dresse le massif du Sella. Vers le sud, la route monte au Passo Campolongo/Ju de Ćiaulunch. Vers l’ouest, elle conduit à Colfosco/Calfosch puis au Passo Gardena/Ju de Frara.

Cette position explique le développement touristique précoce de Corvara.

Le village est aujourd’hui l’un des principaux centres de l’Alta Badia, mais il reste entouré de montagnes immédiatement accessibles.

Monter au Sassongher

Le Sassongher est la montagne emblématique de Corvara.

Son sommet constitue l’un des grands belvédères de l’Alta Badia.

La randonnée complète depuis le fond de vallée est exigeante. Selon l’itinéraire retenu, elle peut dépasser 1 200 mètres de dénivelé positif.

L’utilisation des remontées mécaniques permet de réduire l’effort.

L’itinéraire traverse les paysages du Gardenaccia avant d’atteindre la dernière partie de l’ascension. Un court passage équipé de câbles facilite le franchissement d’un secteur plus escarpé.

Depuis le sommet, le panorama s’étend sur le massif du Sella, le Puez, les Conturines, le Sas dla Crusc et une grande partie de la Val Badia.

Corvara, porte de la Sellaronda

En hiver, Corvara devient l’un des grands carrefours du ski dans les Dolomites.

Le village se trouve directement sur la Sellaronda, le célèbre circuit qui permet de faire le tour du massif du Sella en franchissant quatre cols : Campolongo, Pordoi, Sella et Gardena.

Le circuit représente environ 40 kilomètres, dont un peu plus de la moitié parcourus skis aux pieds. Il peut être effectué dans les deux sens.

Depuis Corvara, les skieurs peuvent rejoindre Arabba par le Passo Campolongo/Ju de Ćiaulunch, le Val Gardena/Gherdëina par le Passo Gardena/Ju de Frara ou poursuivre vers les autres secteurs d’Alta Badia.

Que faire à Corvara, perle de la Val Badia?
Corvara en Val Badia

Colfosco/Calfosch, au pied des parois du Sella

Le village le plus élevé de l’Alta Badia

À 1 645 mètres d’altitude, Colfosco/Calfosch est le village le plus élevé de l’Alta Badia.

Il se trouve directement sous les immenses parois du massif du Sella, à l’entrée du Val Mezdì.

Le paysage est spectaculaire.

Les maisons et les hôtels occupent les prairies tandis que les falaises s’élèvent de plus de mille mètres au-dessus du village.

Le Sassongher ferme l’horizon au nord, le massif du Sella domine le sud et le Passo Gardena/Ju de Frara permet de rejoindre le Val Gardena/Gherdëina.

Les cascades du Pisciadù et le Val Mezdì

Plusieurs promenades faciles permettent de découvrir les environs.

Le sentier des cascades du Pisciadù conduit au pied du massif du Sella. Il constitue une excellente promenade familiale et permet d’observer de près les grandes parois calcaires.

Les randonneurs plus expérimentés peuvent monter vers le refuge Pisciadù/Ütia Pisciadù, situé à 2 585 mètres.

L’itinéraire est accessible par différents sentiers, dont certains comportent des passages escarpés.

La célèbre via ferrata Tridentina constitue une autre possibilité, mais elle s’adresse aux pratiquants équipés et expérimentés.

Le Val Mezdì, profondément encaissé dans le massif du Sella, constitue également l’un des grands paysages de Colfosco/Calfosch.

Que faire à Colfosco en Val Badia?
Colfosco et le Groupe du Sella

Vers le parc naturel Puez-Odle/Pöz-Odles

Colfosco/Calfosch permet aussi d’accéder au parc naturel Puez-Odle/Pöz-Odles.

Une randonnée au départ du Passo Gardena/Ju de Frara traverse les paysages d’altitude jusqu’au cœur du parc. L’itinéraire officiel représente environ quatre heures trente de marche et près de 600 mètres de dénivelé positif.

Une autre randonnée, plus longue, permet de rejoindre le refuge Puez/Ütia de Puez depuis Colfosco/Calfosch. Elle demande près de cinq heures de marche et environ 950 mètres de dénivelé positif.

Les grands cols de la Val Badia

La position géographique de la Val Badia explique en grande partie son importance dans les Dolomites.

Au sud de la vallée, plusieurs routes franchissent les montagnes et permettent de rejoindre les autres grandes vallées dolomitiques.

Ces cols sont aujourd’hui parcourus par les automobilistes, les cyclistes et les motards. Mais ils sont aussi des points de départ de randonnée et de véritables belvédères sur les massifs environnants.

Passo Gardena/Ju de Frara, entre Val Badia et Val Gardena/Gherdëina

Le Passo Gardena/Ju de Frara culmine à 2 121 mètres. Il relie Colfosco/Calfosch à Selva di Val Gardena/Sëlva.

La route traverse l’un des paysages les plus spectaculaires des Dolomites.

Au sud s’élèvent les immenses falaises du massif du Sella. Au nord apparaissent les sommets du groupe du Puez et les aiguilles des Cir.

Le col constitue un excellent point de départ pour la randonnée.

Les sentiers permettent de rejoindre le refuge Jimmy, le secteur des Cir et le parc naturel Puez-Odle/Pöz-Odles.

Il est également possible de descendre vers le Val Gardena/Gherdëina et de poursuivre vers Ortisei/Urtijëi ou le Passo Sella/Ju de Sela.

Passo Campolongo/Ju de Ćiaulunch, vers Arabba

Le Passo Campolongo/Ju de Ćiaulunch se trouve à 1 875 mètres d’altitude.

Il relie Corvara à Arabba/Rèba, dans la province de Belluno, dans les Dolomites vénitiennes.

Le col est moins élevé et moins spectaculaire que le Passo Gardena/Ju de Frara, mais il joue un rôle essentiel dans la circulation autour du massif du Sella.

Il constitue l’un des quatre cols de la Sellaronda.

En été, plusieurs sentiers permettent de rejoindre les alpages et les montagnes environnantes. Les cyclistes connaissent bien cette route, régulièrement empruntée par le Giro d’Italia et intégrée au parcours de la Maratona dles Dolomites.

Passo Valparola/Ju de Valparola, entre histoire et haute montagne

Depuis San Cassiano/San Ciascian, la route remonte vers Armentarola puis gagne progressivement les grands paysages d’altitude.

Le Passo Valparola/Ju de Valparola culmine à 2 168 mètres.

Il se trouve entre le massif du Settsass et le Lagazuoi.

Le col fut un secteur stratégique pendant la Première Guerre mondiale. Le fort Tre Sassi, construit à la fin du XIXe siècle par l’Empire austro-hongrois, abrite aujourd’hui un musée consacré aux combats dans les Dolomites.

Le lac de Valparola se trouve à proximité du col.

Plusieurs randonnées permettent de rejoindre le Settsass, les crêtes du Lagazuoi ou les sentiers historiques de la Grande Guerre.

Passo Falzarego, la route vers Cortina d’Ampezzo

À quelques kilomètres du Passo Valparola/Ju de Valparola se trouve le Passo Falzarego, à 2 105 mètres d’altitude.

Le col se situe dans la province de Belluno et ne fait donc plus partie du Südtirol/Alto Adige.

Il constitue néanmoins l’un des grands débouchés naturels de la Val Badia.

La route descend vers Cortina d’Ampezzo/Anpezo et permet de rejoindre les Tofane.

Depuis le col, un téléphérique monte au Lagazuoi, à 2 752 mètres d’altitude.

Le panorama depuis le sommet compte parmi les plus impressionnants des Dolomites. Le regard porte sur les Tofane, le groupe de Fanes, les Conturines, le Sella, la Marmolada et les Cinque Torri.

Le secteur conserve également un important réseau de galeries, de tranchées et de positions militaires datant de la Première Guerre mondiale.

Traverser les Dolomites au Passo Gardena

Les plus belles randonnées et les grands points de vue de la Val Badia

La diversité des paysages permet de trouver des randonnées adaptées à presque tous les niveaux.

Les voyageurs recherchant des promenades faciles peuvent parcourir les prairies de l’Armentara, les alpages de Pralongià, les sentiers autour de Piz Sorega ou les environs des cascades du Pisciadù.

Les marcheurs habitués aux longues randonnées peuvent rejoindre le refuge Puez/Ütia de Puez, parcourir les hauts plateaux de Fanes, monter au Gardenaccia ou découvrir le lac de Lagazuoi.

Enfin, les randonneurs expérimentés disposent de nombreux sommets et itinéraires d’altitude.

Le plateau de Pralongià, le plus beau belvédère accessible

S’il fallait choisir une seule randonnée facile pour découvrir l’ampleur des paysages de l’Alta Badia, le plateau de Pralongià constituerait probablement le meilleur choix.

Les remontées mécaniques permettent de gagner rapidement l’altitude depuis San Cassiano/San Ciascian, La Villa/La Ila ou Corvara.

Les sentiers restent généralement larges et peu difficiles.

Le panorama est exceptionnel.

Le massif du Sella, le Sassongher, le Sas dla Crusc, les Conturines, le Lagazuoi, la Marmolada et les montagnes du Val di Fassa apparaissent successivement.

Le Sassongher, pour prendre de la hauteur

Le Sassongher offre une expérience très différente.

Il faut ici accepter une véritable ascension.

Depuis Corvara, la randonnée représente plus de 1 200 mètres de dénivelé si l’on part du village. L’utilisation des remontées mécaniques permet de raccourcir l’itinéraire.

Le sommet, à 2 665 mètres, domine toute l’Alta Badia.

La vue plonge directement sur Corvara et Colfosco/Calfosch tandis que les grands massifs des Dolomites remplissent l’horizon.

Le lac de Lagazuoi et le refuge Scotoni

L’itinéraire vers le Lech de Lagació constitue l’une des plus belles randonnées du secteur de San Cassiano/San Ciascian.

Le sentier traverse d’abord les forêts puis remonte un vallon de plus en plus minéral.

Le lac apparaît dans un cirque rocheux dominé par les falaises.

La randonnée peut être prolongée vers l’Ütia Scotoni ou intégrée à une traversée plus longue entre le Passo Falzarego et Capanna Alpina.

Le parc naturel Puez-Odle/Pöz-Odles

Le parc naturel Puez-Odle/Pöz-Odles constitue l’un des grands territoires de randonnée des Dolomites.

Les itinéraires peuvent partir de Longiarù/Lungiarü, La Villa/La Ila, Colfosco/Calfosch ou du Passo Gardena/Ju de Frara.

Les paysages sont beaucoup plus minéraux que dans le fond de la Val Badia.

On traverse des plateaux calcaires, des vallons pierreux et de vastes espaces d’altitude.

Les randonnées vers l’Ütia de Puez demandent généralement entre cinq et sept heures selon le point de départ.

Faire le tour du Sella avec le Sellaronda
Le massif du Sella dans les Dolomites

L’hiver en Val Badia : ski, ski de fond et randonnées dans la neige

130 kilomètres de pistes en Alta Badia

L’Alta Badia constitue l’un des principaux domaines skiables des Dolomites.

Le domaine skiable propose 130 kilomètres de pistes desservis par 53 remontées mécaniques. Il s’étend entre les secteurs de Badia, La Villa/La Ila, San Cassiano/San Ciascian, Corvara et Colfosco/Calfosch et rejoint les Passo Campolongo, Gardena et Falzarego. Le réseau d’enneigement artificiel couvre une part très importante du domaine.

La majorité des pistes sont bleues et rouges, ce qui rend le domaine particulièrement agréable pour les skieurs intermédiaires.

Les secteurs présentent toutefois des caractères différents.

La Crusc est apprécié des familles et des skieurs recherchant des pistes plus tranquilles.

La Villa/La Ila est dominée par la Gran Risa.

Les pistes de Piz Sorega et Pralongià offrent de vastes espaces ensoleillés et des panoramas exceptionnels.

Corvara et Colfosco/Calfosch permettent de rejoindre directement la Sellaronda.

La Sellaronda et le domaine Dolomiti Superski

Alta Badia appartient au Dolomiti Superski, qui regroupe douze domaines skiables et environ 1 200 kilomètres de pistes accessibles avec un forfait commun.

La Sellaronda constitue l’un des itinéraires emblématiques.

Le circuit fait le tour du massif du Sella en passant par quatre vallées : Val Badia, Arabba/Fodom, Val di Fassa/Fascia et Val Gardena/Gherdëina.

Il faut prévoir une journée complète et partir suffisamment tôt.

Même si la distance totale reste relativement modeste, les remontées mécaniques, les éventuelles files d’attente et les pauses demandent plusieurs heures.

Le ski de fond autour de San Cassiano/San Ciascian

Les amateurs de ski nordique peuvent rejoindre le centre de fond d’Armentarola, près de San Cassiano/San Ciascian.

Le réseau propose environ 25 kilomètres de pistes préparées pour le style classique et le skating.

Les itinéraires traversent les forêts et les prairies au pied des Conturines, entre environ 1 600 et 1 700 mètres d’altitude.

Le paysage est particulièrement spectaculaire.

Randonnées hivernales et raquettes

La Val Badia possède également un vaste réseau de sentiers hivernaux.

Les prairies de l’Armentara, les alpages de Störes, le plateau de Pralongià et les environs de La Valle/La Val offrent de nombreuses possibilités.

Une randonnée hivernale relie par exemple La Villa/La Ila à San Cassiano/San Ciascian en environ 1 h 40, avec 237 mètres de dénivelé positif.

Depuis San Cassiano/San Ciascian, une randonnée vers les prairies de Störes demande un peu plus de deux heures et environ 540 mètres de montée.

Les sorties vers les secteurs d’altitude nécessitent évidemment de vérifier les conditions d’enneigement et le risque d’avalanche.

Où skier en Val Badia ?
Le ski en Val Badia sur les pentes du Piz Boé

Comment rejoindre et parcourir la Val Badia ?

La porte d’entrée la plus pratique depuis le nord est Brunico/Bruneck.

En voiture, il faut suivre la SS244 depuis San Lorenzo di Sebato/St. Lorenzen. Il faut compter environ 30 minutes pour rejoindre San Martino in Badia/San Martin de Tor depuis Brunico, 40 à 45 minutes pour La Valle/La Val et Badia, environ une heure pour La Villa/La Ila et San Cassiano/San Ciascian, et entre une heure et une heure quinze pour Corvara et Colfosco/Calfosch, hors circulation dense.

Les temps de parcours peuvent augmenter considérablement en haute saison, notamment les week-ends d’hiver et pendant les grandes périodes de vacances estivales.

Il est également possible de parcourir la vallée en transports publics.

La ligne de bus 460 relie Brunico/Bruneck à la Val Badia. Elle dessert notamment San Martino in Badia/San Martin de Tor, Pederoa, Badia, La Villa/La Ila et Corvara. Selon les horaires et les prolongements saisonniers, les correspondances permettent de poursuivre vers Colfosco/Calfosch et les cols.

Le trajet entre Brunico/Bruneck et Corvara demande environ une heure vingt à une heure trente selon les services.

Pour rejoindre Brunico/Bruneck depuis Bolzano/Bozen en train, il faut généralement emprunter l’axe ferroviaire du Brenner jusqu’à Fortezza/Franzensfeste puis la ligne de la Val Pusteria/Pustertal.

Les billets ferroviaires peuvent être achetés auprès de Trenitalia ou sur le réseau intégré südtirolmobil/altoadigemobilità pour les déplacements régionaux.

En été, les remontées mécaniques ouvertes permettent également d’organiser des randonnées en traversée sans revenir systématiquement au point de départ. L’Alta Badia Summer Card donne accès au réseau de remontées participant au dispositif pendant sa durée de validité.

Entrer en Val Badia, c’est entrer progressivement dans les Dolomites

Il existe des routes de montagne qui impressionnent immédiatement.

La Val Badia offre une expérience différente.

Depuis la Val Pusteria/Pustertal, la vallée accompagne progressivement le voyageur vers les hautes montagnes.

Les premières forêts et les villages ruraux de San Martino in Badia/San Martin de Tor racontent encore la montagne agricole. Les viles de La Valle/La Val témoignent d’une organisation ancienne du territoire. Les prairies de l’Armentara s’étendent au pied des premières grandes falaises.

Puis les Dolomites prennent toute la place.

Le Gardenaccia domine La Villa/La Ila. Les Conturines apparaissent au-dessus de San Cassiano/San Ciascian. Le Sassongher veille sur Corvara. Les parois du Sella s’élèvent derrière Colfosco/Calfosch.

Enfin viennent les cols.

Le Passo Gardena/Ju de Frara conduit vers le Val Gardena/Gherdëina. Le Passo Campolongo/Ju de Ćiaulunch ouvre la route d’Arabba. Le Passo Valparola/Ju de Valparola et le Passo Falzarego permettent de poursuivre vers Cortina d’Ampezzo/Anpezo et les Dolomites orientales.

La Val Badia apparaît alors pour ce qu’elle est réellement.

Une vallée habitée depuis des siècles, qui a conservé sa langue et une grande partie de sa culture. Un territoire où les paysages agricoles côtoient quelques-uns des plus grands domaines skiables des Alpes. Une succession de villages, d’alpages, de refuges et de sommets qui permet de passer progressivement de la Val Pusteria au cœur des Dolomites.

Et peut-être est-ce la meilleure manière de découvrir ces montagnes.

Non pas en arrivant directement au pied des parois les plus célèbres.

Mais en prenant le temps de les voir apparaître, village après village, au bout de la route.

Crédit Photos:

Corvara hiver: Zoran Kurelić Rabko, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7a/Corvara%2C_Alta_Badia_-panoramio%281%29.jpg

Colfosco: Vasile Cotovanu, CC BY 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2f/Colfosco_and_Sella_group.jpg

Groupe du Sella: Geezer Butler, CC BY-SA 2.5 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e7/Sella_Group.jpg

La Villa et Sassongher: No machine-readable author provided. Hejkal assumed (based on copyright claims)., CC BY-SA 3.0 http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0d/La_Villa_Alta_Badia_Italy_Landscape_Photography_%28136860173%29.jpeg

Territoire ladin: Karplus, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9c/Comuni_e_valli_ladine.png

Lungiarù: ManfredK, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons// https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/65/Misci_%28Lungiar%C3%BC%29.jpg

Prati Armentara: FranTN, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons// https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7b/Prati_dell%27Armentara%2C_Val_Badia._Sullo_sfondo_il_Sas_dla_Crusc.jpg

San Cassiano: Giuseppe Milo, CC BY 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by/3.0, via Wikimedia Commons// https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/dd/San_Cassiano_Alta_Badia_Italy_Travel_Landscape_Photography_%28131834241%29.jpeg

Piz Boé Alta Badia : Zoran Kurelić Rabko, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d8/View_from_Piz_Bo%C3%A8_to_Alta_Badia_-panoramio%281%29.jpg

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