Il existe, au nord de l’Italie, un lac dont on parle moins que ses prestigieux voisins. Les voyageurs citent volontiers le lac de Côme, le lac de Garde ou le lac Majeur. Pourtant, derrière le massif du Mottarone, à seulement quelques kilomètres de Stresa, se cache un autre monde. Un monde où le temps ralentit, où les villages semblent avoir conservé leur âme, où les clochers se reflètent dans une eau paisible et où les montagnes dessinent un écrin protecteur autour du paysage.
Le lac d’Orta n’impressionne pas par ses dimensions. Long d’une dizaine de kilomètres seulement, il est le plus intime des grands lacs préalpins italiens. C’est précisément cette échelle humaine qui fait tout son charme. Ici, on ne vient pas courir d’un site à un autre. On vient prendre le temps. Observer la lumière évoluer sur les montagnes. Flâner dans des ruelles pavées. Embarquer sur une petite navette pour rejoindre une île habitée depuis plus d’un millénaire. S’arrêter sur une terrasse au bord de l’eau pour un espresso ou un verre de vin du Piémont. Écouter les cloches résonner au-dessus des flots.
Longtemps, le lac d’Orta est resté dans l’ombre du lac Majeur. Les aristocrates du XIXᵉ siècle préféraient les fastes de Stresa et les palais des Borromées. Les premiers touristes internationaux suivaient les itinéraires du Grand Tour. Le lac d’Orta demeurait plus discret, plus rural, presque secret. Aujourd’hui encore, malgré une fréquentation croissante, il conserve cette atmosphère de refuge que beaucoup recherchent.
Ce caractère paisible ne signifie pourtant pas que le lac manque de richesses. Bien au contraire. Orta San Giulio, classé parmi les plus beaux villages d’Italie, figure parmi les joyaux du Piémont. L’île San Giulio, posée au milieu des eaux, offre l’un des paysages les plus emblématiques d’Italie du Nord. Le Sacro Monte d’Orta, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, raconte l’histoire de saint François dans un décor exceptionnel. Autour du lac, de petits villages, des belvédères spectaculaires, des plages discrètes, des chemins de randonnée et des restaurants raffinés complètent un séjour qui conjugue nature, culture et art de vivre.
Si vous vous demandez que faire au lac d’Orta, ce guide vous emmène à la découverte de ses plus beaux villages, de ses panoramas, de son patrimoine et de toutes les expériences qui rendent ce petit lac profondément attachant.
Pourquoi visiter le lac d’Orta ?
Avant même de parler des lieux à découvrir, il faut comprendre ce qui distingue réellement le lac d’Orta.
Le premier sentiment qui surprend le visiteur est celui du calme. Les routes sont moins fréquentées, les villages plus petits, les quais plus silencieux. Les immenses hôtels Belle Époque qui bordent le lac Majeur laissent ici place à des maisons anciennes, des jardins discrets et quelques élégantes villas cachées derrière leurs grilles.
Cette atmosphère tient aussi à sa géographie. Coincé entre les reliefs boisés du Piémont, le lac apparaît presque au dernier moment. Depuis Stresa, il faut franchir les pentes du Mottarone avant de découvrir soudain une étendue d’eau bleu profond dominée par l’île San Giulio. Ce dévoilement progressif participe largement à son charme.
Le lac est né, comme le lac Majeur, de l’action des glaciers qui ont sculpté les Alpes il y a plusieurs dizaines de milliers d’années. Alimenté par plusieurs torrents, il s’écoule vers le nord par la Nigoglia, une rivière étonnante qui rejoint ensuite la Toce et le lac Majeur. Ce détail intrigue depuis longtemps les habitants : contrairement à la plupart des cours d’eau alpins de la région, la Nigoglia coule vers le nord.
Pendant une grande partie du XXᵉ siècle, l’image idyllique du lac a pourtant été ternie par l’industrie. Les usines installées notamment autour d’Omegna ont provoqué une pollution importante des eaux. Les poissons avaient presque disparu et la baignade était devenue impossible. Un vaste programme de restauration écologique engagé à partir des années 1980 a profondément transformé la situation. Aujourd’hui, l’eau est redevenue limpide, la biodiversité est revenue et le lac constitue même un exemple européen de restauration environnementale réussie.
Cette renaissance renforce encore le sentiment de découvrir un territoire préservé.
Le lac d’Orta séduit aussi par son rythme. Rien ne semble pressé. Les villages vivent encore largement au rythme des habitants. Les cloches des églises ponctuent les journées. Les bateaux assurent tranquillement leurs traversées vers l’île San Giulio. Les terrasses s’animent au moment de l’aperitivo. Même en haute saison, on ressent rarement l’impression de foule permanente que connaissent certains grands lacs italiens.
À cela s’ajoute une diversité étonnante de paysages. Les rives orientales alternent plages, promenades et villages historiques. Les versants occidentaux, plus sauvages, plongent rapidement dans les forêts du mont Rosa. Au-dessus de l’ensemble, les panoramas du Mottarone offrent des vues exceptionnelles sur les Alpes et les grands lacs du Piémont.
Le lac d’Orta n’est donc pas seulement une destination à visiter. C’est un endroit où l’on prend plaisir à ralentir.

Orta San Giulio, le village qui résume toute la douceur du lac
Il existe des villages que l’on visite pour leurs monuments. D’autres pour leurs musées. Orta San Giulio appartient à une catégorie plus rare : on vient avant tout y ressentir une atmosphère.
Dès l’arrivée, les voitures disparaissent presque entièrement. Le centre historique est largement piéton. Les ruelles pavées descendent doucement vers le lac en serpentant entre les façades ocre, les palais Renaissance, les balcons fleuris et les passages voûtés.
Chaque rue semble conduire naturellement vers l’eau.
Au cœur du village, la Piazza Motta ouvre soudain l’horizon. Bordée d’arcades, de cafés et de restaurants, elle regarde directement vers l’île San Giulio qui flotte à quelques centaines de mètres seulement. Peu de places italiennes offrent une telle mise en scène. Les terrasses s’installent sous les parasols. Les bateaux-navettes viennent accoster toutes les quelques minutes. Les photographes attendent la lumière du soir lorsque les montagnes se teintent progressivement d’orange.
La place est dominée par le Palazzotto della Comunità, élégant bâtiment Renaissance construit au XVIᵉ siècle, dont le rez-de-chaussée ouvert accueillait autrefois le marché. Sur sa façade subsistent les armoiries des anciens seigneurs de la région, rappelant le rôle commercial qu’occupait Orta durant plusieurs siècles.
En longeant le lac, ne manquez pas les élégants jardins de Villa Bossi, ancienne demeure aristocratique devenue hôtel de ville, dont les terrasses offrent l’un des plus beaux points de vue sur l’île San Giulio.

À quelques pas seulement, les ruelles se transforment en véritable dédale médiéval. Les pavés irréguliers, polis par plusieurs siècles de passages, serpentent entre les maisons aux façades ocres ou pastel. Les balcons débordent de géraniums et de glycines. Les passages couverts créent des jeux d’ombre qui invitent naturellement à ralentir. Ici, le patrimoine ne se visite pas seulement : il se vit au rythme de la promenade.
Parmi les demeures historiques, plusieurs palais Renaissance témoignent encore de la prospérité des familles locales. Certains accueillent aujourd’hui de petites boutiques, des hôtels de charme ou des restaurants gastronomiques, tandis que d’autres demeurent des résidences privées dont seules les élégantes façades sont visibles. Cette continuité d’usage contribue largement au charme du village, qui n’a jamais eu l’impression d’être figé dans un décor de musée.
À quelques minutes à pied du centre historique se dresse la Villa Crespi, élégante demeure de style mauresque construite à la fin du XIXᵉ siècle par l’industriel Cristoforo Benigno Crespi. Avec son minaret, ses décors orientalisants et son parc arboré, elle constitue l’un des bâtiments les plus étonnants du lac d’Orta. Aujourd’hui transformée en hôtel de luxe, elle abrite également le restaurant trois étoiles Michelin du chef Antonino Cannavacciuolo, faisant de la Villa Crespi une adresse emblématique où patrimoine, art de vivre et gastronomie italienne se rencontrent.
En poursuivant vers les hauteurs apparaît l’une des plus belles églises du lac : Santa Maria Assunta. Sa façade jaune pâle, encadrée de pilastres blancs, domine un petit parvis où règne presque toujours une étonnante tranquillité. Reconstruite au XVIIIᵉ siècle sur des bases plus anciennes, elle renferme un remarquable décor baroque. Les fresques couvrent les voûtes tandis que les autels de marbre dialoguent avec les jeux de lumière provenant des hautes fenêtres.
À proximité, plusieurs petites chapelles ponctuent les rues du centre historique. Elles rappellent combien la religion a façonné la vie quotidienne de cette région durant des siècles. Rien n’est ostentatoire. Les édifices semblent au contraire parfaitement intégrés à l’architecture du village.
L’un des plaisirs consiste justement à quitter les itinéraires les plus fréquentés. Derrière une porte entrouverte apparaît parfois une cour Renaissance. Plus loin, une volée de marches conduit vers un jardin suspendu dominant le lac. Une vieille fontaine alimente encore un bassin en pierre. Quelques chats somnolent au soleil sur les rebords des fenêtres.
Cette douceur de vivre explique pourquoi de nombreux écrivains, artistes et voyageurs ont succombé au charme d’Orta San Giulio. Honoré de Balzac, Friedrich Nietzsche, Samuel Butler ou encore Robert Browning ont tous évoqué, chacun à leur manière, cette atmosphère difficile à décrire mais immédiatement perceptible lorsqu’on flâne dans le village.
L’architecture participe évidemment à cette émotion, mais elle n’en constitue qu’une partie. Ce qui frappe surtout, c’est l’absence presque totale de rupture entre le patrimoine bâti, la végétation et le lac. Les glycines semblent prolonger les façades. Les jardins débordent discrètement derrière les murs anciens. À chaque intersection, une perspective s’ouvre soudain vers l’eau et les montagnes.
Orta San Giulio donne ainsi l’impression d’avoir trouvé un équilibre rare entre histoire, élégance et simplicité.

L’île San Giulio, un joyau posé sur les eaux
Face au village, impossible de détourner le regard. Posée au milieu du lac comme un petit navire immobile, l’île San Giulio attire immédiatement tous les visiteurs. Ses maisons serrées autour de la basilique, son clocher roman et ses vieux palais forment l’une des silhouettes les plus emblématiques de toute l’Italie du Nord.
Il suffit de quelques minutes de traversée depuis la Piazza Motta pour rejoindre cette île minuscule d’à peine 275 mètres de long. Pourtant, dès que l’embarcation quitte le quai, une sensation étrange apparaît. Le bruit du village s’efface progressivement. Les montagnes semblent se rapprocher. L’eau devient presque parfaitement immobile.
Selon la tradition, c’est ici que saint Jules (San Giulio) serait arrivé au IVᵉ siècle après avoir traversé le lac sur son manteau pour chasser les serpents et les créatures maléfiques qui habitaient l’île. Cette légende fondatrice appartient toujours pleinement à l’identité des lieux. Elle rappelle combien spiritualité, nature et histoire demeurent intimement liées sur les rives du lac d’Orta.
L’île est habitée depuis plus de mille ans. Elle fut successivement fortifiée, résidence épiscopale, centre religieux puis monastique. Aujourd’hui encore, quelques dizaines d’habitants seulement vivent dans ce décor presque intemporel.
Dès l’arrivée, la basilique San Giulio s’impose naturellement. Derrière sa façade romane relativement sobre se cache un intérieur d’une richesse exceptionnelle. Les fresques couvrent les murs, les colonnes racontent plusieurs siècles d’histoire et le magnifique ambon roman, sculpté dans un serpent de marbre vert soutenu par quatre colonnes anciennes, constitue l’un des chefs-d’œuvre de l’art roman piémontais.
Les regards montent ensuite vers les voûtes entièrement décorées. Les peintures, réalisées à différentes époques, créent un ensemble vivant où l’on retrouve les grands épisodes bibliques mais aussi de nombreuses scènes locales. La lumière, filtrée par les fenêtres étroites, renforce encore cette atmosphère paisible qui contraste avec l’agitation des grands sanctuaires touristiques.

Mais la véritable magie de l’île commence souvent en sortant de la basilique.
Un petit chemin circulaire permet d’en faire lentement le tour. Ce parcours est devenu célèbre sous le nom de Chemin du Silence et de la Méditation. Des panneaux, rédigés dans plusieurs langues, invitent les visiteurs à réfléchir plutôt qu’à parler. Les phrases sont simples, universelles, presque poétiques. Elles évoquent le silence, l’écoute, la patience ou encore la beauté des choses ordinaires.
Même les voyageurs peu sensibles à la spiritualité se surprennent souvent à marcher plus lentement.
Le sentier longe les anciens murs de pierre, passe devant les jardins des maisons anciennes puis offre régulièrement de magnifiques points de vue sur le lac. Entre deux portails apparaissent les montagnes du Mottarone. Plus loin, le clocher d’Orta San Giulio se reflète dans l’eau. Les embarcations glissent silencieusement autour de l’île.
Contrairement aux îles Borromées du lac Majeur, l’île San Giulio ne cherche jamais à impressionner par le luxe ou la monumentalité. Elle touche autrement. Par sa simplicité. Par son harmonie. Par cette impression de permanence qui donne le sentiment que peu de choses ont réellement changé ici depuis plusieurs siècles.
C’est probablement ce qui explique pourquoi tant de visiteurs reviennent plusieurs fois au cours du même séjour. Chaque traversée révèle une lumière différente, un reflet nouveau, un silence plus profond encore.
Et lorsque le bateau reprend finalement le chemin d’Orta San Giulio, l’île s’éloigne lentement, retrouvant sa silhouette parfaite au milieu du lac, comme une image que l’on emporte longtemps avec soi.

Le Sacro Monte d’Orta, un chemin entre art, forêt et spiritualité
À peine a-t-on quitté les rives du lac que le paysage change déjà de caractère. Une petite route pavée, puis un sentier bordé de châtaigniers et de hêtres, s’élèvent progressivement au-dessus des toits d’Orta San Giulio. Les bruits du village s’estompent peu à peu. Les conversations deviennent plus rares. Seuls le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles accompagnent désormais la montée.
Au sommet de cette colline boisée se trouve l’un des lieux les plus remarquables du Piémont : le Sacro Monte d’Orta, inscrit depuis 2003 au patrimoine mondial de l’UNESCO avec les huit autres Sacri Monti du Piémont et de Lombardie.
Pourtant, rien ici ne ressemble à un grand sanctuaire monumental.
Le Sacro Monte est avant tout une promenade.
Une promenade où l’art, la nature et la spiritualité dialoguent en permanence.
Le projet voit le jour à la fin du XVIᵉ siècle, dans un contexte où l’Église catholique cherche à proposer de nouveaux lieux de dévotion après le concile de Trente. Plutôt que d’obliger les fidèles à entreprendre un long pèlerinage jusqu’en Terre Sainte, on imagine de recréer, sur les collines italiennes, de véritables parcours spirituels illustrant la vie des grands saints.

À Orta, c’est saint François d’Assise qui devient le fil conducteur.
Au fil des sentiers apparaissent ainsi vingt chapelles, construites entre la fin du XVIᵉ siècle et le XVIIIᵉ siècle. Chacune raconte un épisode de la vie du saint grâce à des fresques monumentales et à des groupes de statues en terre cuite grandeur nature.
L’effet est saisissant.
Derrière les fenêtres protégées par des grilles, les personnages semblent presque vivants. Les visages expriment la joie, la souffrance ou la méditation avec un réalisme étonnant. Les vêtements paraissent animés par le vent. Les décors recréent des villages italiens, des places publiques ou des paysages bibliques avec une précision remarquable.
On oublie rapidement qu’il s’agit de sculptures. On a plutôt l’impression d’observer une scène figée au moment où elle se déroule. Le parcours n’impose aucun ordre strict.
Certains visiteurs suivent la numérotation des chapelles. D’autres préfèrent se laisser guider par les chemins qui serpentent sous les arbres. Cette liberté contribue largement au charme du lieu. Le Sacro Monte ne se visite pas comme un musée ; il se découvre au rythme de la marche.
À plusieurs reprises, la forêt s’ouvre brusquement. Le lac apparaît alors entre les branches.
Au-dessous, les toits d’Orta San Giulio semblent presque flotter sur l’eau. L’île San Giulio se détache au centre du paysage tandis que les montagnes ferment doucement l’horizon.
Ces panoramas expliquent à eux seuls la montée. Par temps clair, la lumière change constamment. Le matin, les premières lueurs viennent illuminer les façades du village. En fin d’après-midi, les eaux du lac prennent des teintes argentées tandis que les derniers rayons du soleil éclairent encore les chapelles.
Le Sacro Monte est aussi un remarquable parc botanique.
Les grands hêtres, les tilleuls, les érables et les châtaigniers créent une voûte végétale qui protège les promeneurs des fortes chaleurs estivales. Au printemps, les sous-bois se couvrent de fleurs sauvages. En automne, les feuillages prennent des couleurs flamboyantes qui renforcent encore la beauté du site.
Cette forêt joue un rôle essentiel. Elle isole progressivement le visiteur du monde extérieur. Elle prépare naturellement à la contemplation. Même ceux qui ne recherchent pas une expérience spirituelle ressentent cette atmosphère particulière. Le temps semble ralentir. Les voix deviennent plus discrètes. La marche prend le pas sur la visite. On comprend alors pourquoi le Sacro Monte n’est pas seulement un monument inscrit à l’UNESCO. Il constitue l’un des lieux où l’on saisit le mieux l’identité profonde du lac d’Orta : un territoire où le patrimoine n’a jamais été séparé de la nature.

Les villages du lac d’Orta, entre rives paisibles et traditions piémontaises
Si Orta San Giulio attire naturellement la majorité des visiteurs, il serait dommage de quitter le lac sans parcourir ses autres rives. Chacun des villages possède sa personnalité propre. Certains regardent directement le soleil levant. D’autres s’abritent sous les falaises boisées qui dominent le versant occidental. Ensemble, ils racontent une histoire plus complète du lac, bien différente de la seule image de carte postale offerte par Orta.
Pella, le plus beau point de vue sur l’île
Situé sur la rive occidentale, Pella offre probablement la plus belle perspective sur l’île San Giulio.
Depuis son petit port, le regard embrasse toute la silhouette d’Orta San Giulio, le clocher de la basilique et les montagnes qui ferment le bassin. Les photographes apprécient particulièrement cette rive en fin de journée, lorsque le soleil éclaire directement le village situé en face. À quelques minutes à pied du centre, la basilique romane San Filiberto, édifiée entre les XIᵉ et XIIᵉ siècles au bord du lac, constitue l’un des plus beaux témoignages de l’architecture médiévale du Piémont.
Pella possède également un agréable front de lac, plusieurs petites plages et un embarcadère desservi par les bateaux de la Navigazione Lago d’Orta. Beaucoup choisissent d’y laisser leur voiture avant de rejoindre l’île San Giulio par bateau, une traversée qui ne dure que quelques minutes.
Le village marque aussi le départ de plusieurs promenades.
La plus célèbre conduit au spectaculaire sanctuaire de Madonna del Sasso, perché bien au-dessus du lac. La montée traverse forêts, petits hameaux et anciennes terrasses agricoles avant d’atteindre un balcon naturel offrant l’un des panoramas les plus impressionnants de toute la région.

Madonna del Sasso, le balcon du lac d’Orta
Accroché à plus de 650 mètres d’altitude, le sanctuaire de Madonna del Sasso semble presque suspendu au-dessus du vide.
Construit sur un impressionnant promontoire rocheux, il domine toute la partie centrale du lac. Depuis son parvis, le regard porte simultanément sur Orta San Giulio, l’île San Giulio, les montagnes du Mottarone et les reliefs qui annoncent déjà les Alpes pennines.
L’intérieur de l’église mérite également la visite, mais c’est surtout la vue qui attire les voyageurs. Peu d’endroits permettent de comprendre aussi clairement la géographie du lac. On se rend alors compte de combien celui-ci est étroit, parfaitement encaissé entre les montagnes, presque protégé du reste du monde.

Omegna, la ville où le lac retrouve son énergie
À l’extrémité nord du lac d’Orta, là où les eaux s’écoulent vers la Nigoglia, se trouve une ville bien différente d’Orta San Giulio. Omegna ne cherche pas à séduire par le romantisme de ses ruelles ou la monumentalité de ses édifices. Elle possède une personnalité plus vivante, plus populaire, profondément liée à l’histoire industrielle du Piémont.
C’est pourtant cette authenticité qui la rend attachante.
Depuis des siècles, Omegna occupe une position stratégique à la rencontre des vallées alpines et du lac. Les torrents descendant du massif du Mottarone et des Alpes ossolanes fournissaient autrefois l’énergie nécessaire aux moulins, puis aux premières manufactures. À partir du XIXᵉ siècle, la ville devient l’un des grands centres italiens de la métallurgie domestique. C’est ici que naissent plusieurs entreprises mondialement connues, comme Bialetti, inventeur de la célèbre cafetière Moka, ou Alessi, référence internationale du design italien.

Cette tradition industrielle n’a jamais totalement effacé le charme du lac. Au contraire, elle lui a donné une identité différente.
La promenade débute généralement sur les quais aménagés le long de la Nigoglia. Cette rivière intrigue immédiatement. Contrairement à la plupart des cours d’eau alpins de la région, elle coule vers le nord. Les habitants aiment rappeler ce phénomène par une vieille devise locale : « La Nigògia la va in su » — « La Nigoglia coule vers le haut. » Bien sûr, elle descend elle aussi vers une altitude plus basse, mais son orientation vers le nord étonne depuis toujours les voyageurs.
Les quais sont agréables à parcourir. Les terrasses des cafés s’animent dès les beaux jours, les familles se promènent au bord de l’eau tandis que les façades colorées se reflètent dans le lac. Les montagnes ferment l’horizon sans jamais donner une impression d’enfermement.
Le centre historique d’Omegna conserve plusieurs bâtiments anciens, des petites places ombragées et quelques élégantes demeures du XIXᵉ siècle. Les amateurs de culture pourront également visiter le Forum Museo Omegna, consacré à l’histoire industrielle de la ville et aux grandes entreprises qui ont façonné la réputation du design italien. C’est une visite originale qui complète parfaitement la découverte des villages plus historiques du lac.
Omegna constitue aussi un excellent point de départ pour explorer la partie nord du lac. Les promenades aménagées permettent de rejoindre facilement les premières plages, tandis que plusieurs sentiers gagnent rapidement les collines voisines. L’ambiance y est plus locale, moins tournée vers le tourisme, ce qui permet d’observer un autre visage du lac d’Orta, celui d’un territoire vivant où l’eau fait toujours partie du quotidien.

Pettenasco, entre plages, nature et douceur de vivre
À seulement quelques kilomètres au nord d’Orta San Giulio, Pettenasco apparaît comme un village paisible posé entre les eaux du lac et les premières forêts qui remontent vers les collines.
Beaucoup de visiteurs ne font que le traverser. C’est pourtant une halte qui mérite largement quelques heures.
Le village possède l’un des plus agréables fronts de lac de la région. Une promenade ombragée longe les eaux presque immobiles tandis que plusieurs petites plages permettent de profiter de la baignade pendant les journées estivales. Contrairement aux grandes stations lacustres, l’atmosphère reste ici familiale. Les enfants jouent au bord de l’eau, quelques voiliers glissent lentement sur le lac et les montagnes se reflètent presque parfaitement lorsque le vent tombe.
Pettenasco est aussi un excellent point de départ pour découvrir le lac autrement.
Les amateurs de kayak, de stand-up paddle ou de canoë apprécient particulièrement cette partie du lac, où les eaux sont généralement calmes. Louer une embarcation permet d’approcher discrètement les rives boisées, d’observer les villas cachées derrière leurs jardins et de rejoindre, à son rythme, les environs de l’île San Giulio.
Les randonneurs trouveront également plusieurs itinéraires conduisant vers les hauteurs du village. Les sentiers traversent d’anciens châtaigneraies, franchissent quelques hameaux et débouchent régulièrement sur de magnifiques belvédères. À mesure que l’on prend de l’altitude, le lac apparaît dans toute sa longueur, dominé par le profil du Mottarone.
Le soir venu, Pettenasco retrouve un calme presque absolu.
Quelques restaurants installés face au lac proposent les spécialités du Piémont : poissons d’eau douce, risottos crémeux, fromages des vallées voisines et vins des collines de Novare. On y vient moins pour la gastronomie étoilée que pour le plaisir de dîner devant un paysage qui change lentement de couleur jusqu’au coucher du soleil.
Ronco, Nonio et les villages des hauteurs
Le lac d’Orta ne se limite pas à ses villages lacustres. En prenant un peu de hauteur, on découvre une succession de petites communes où la vie s’organise depuis des siècles entre forêts, pâturages et anciennes terrasses agricoles.
Ronco, perché au-dessus de la rive orientale, offre de magnifiques points de vue sur le lac. Ses maisons de pierre, ses ruelles étroites et ses petits jardins fleuris témoignent d’une architecture montagnarde parfaitement adaptée au relief. Peu de visiteurs s’y arrêtent, ce qui renforce encore l’impression de découvrir un Piémont resté authentique.
Plus au nord, Nonio raconte une autre facette du territoire. Longtemps tournée vers la pierre, les carrières et l’artisanat, cette commune conserve plusieurs bâtiments anciens et constitue aujourd’hui un agréable point de départ pour les promenades vers les vallées alpines voisines. Les routes qui y conduisent traversent des bois de châtaigniers et offrent régulièrement de belles ouvertures sur le lac.
À l’ouest, Cesara domine également les eaux depuis les premières pentes du massif. Les panoramas y sont superbes, notamment au lever du jour lorsque les premiers rayons du soleil éclairent Orta San Giulio et l’île San Giulio.
Ces villages ne possèdent peut-être pas de grands monuments mais ils offrent autre chose.
Une Italie rurale, paisible, où l’on prend encore le temps de discuter sur la place du village, où les clochers rythment les journées et où les montagnes semblent toujours très proches.
C’est cette diversité qui fait finalement toute la richesse du lac d’Orta.
En quelques kilomètres seulement, on passe d’un village médiéval à une île monastique, d’un sanctuaire classé à une petite plage, d’une ville industrielle à un hameau de montagne. Peu de destinations offrent une telle variété dans un territoire aussi compact.
Les plus beaux panoramas du lac d’Orta
Le lac d’Orta se découvre bien sûr depuis ses villages, ses embarcadères et ses promenades au bord de l’eau. Pourtant, c’est en prenant un peu de hauteur que l’on comprend véritablement son identité. Contrairement au lac Majeur, largement ouvert vers les plaines piémontaises, le lac d’Orta apparaît comme un bassin presque secret, entièrement entouré de collines et de montagnes. Les reliefs qui l’enserrent créent une succession de belvédères offrant des points de vue toujours différents.
Chaque montée révèle un nouveau paysage. Chaque route forestière semble déboucher sur une terrasse naturelle dominant l’ensemble du lac.

Le Mottarone, le balcon des sept lacs
Impossible d’évoquer les panoramas sans commencer par le Mottarone (1 491 m), montagne emblématique qui sépare le lac d’Orta du lac Majeur.
Depuis son sommet, le regard embrasse un spectacle exceptionnel. Sous vos pieds apparaît le lac d’Orta dans toute sa longueur, avec l’île San Giulio parfaitement centrée au milieu des eaux. En pivotant lentement, le panorama s’élargit vers le lac Majeur, puis vers le lac de Varèse, le lac de Mergozzo et, lorsque l’air est parfaitement limpide, jusqu’aux autres petits lacs préalpins du Piémont et de Lombardie. Cette vue lui a valu le surnom de montagne des Sept Lacs.
Mais ce qui impressionne le plus reste sans doute l’horizon alpin. Par temps clair, les sommets du Mont Rose, culminant à plus de 4 600 mètres, dominent toute la chaîne alpine occidentale. Plus loin apparaissent les Alpes valaisannes, tandis que les Préalpes piémontaises ferment progressivement le paysage.
Le Mottarone est accessible en une trentaine de minutes de route depuis Orta San Giulio ou Stresa. L’ancienne ligne de téléphérique reliant Stresa au sommet ayant été fermée après l’accident de 2021, la voiture reste aujourd’hui le principal moyen d’accès. Les cyclistes apprécient également cette ascension régulière, devenue un classique du Piémont.
Madonna del Sasso, le plus beau balcon sur le lac
Si le Mottarone offre une vision d’ensemble, Madonna del Sasso permet de contempler le cœur même du lac.
Le sanctuaire semble littéralement suspendu au-dessus d’un immense à-pic rocheux. Depuis son parvis, le regard plonge sur les eaux bleu profond, Orta San Giulio et l’île San Giulio, parfaitement alignées dans l’axe du lac.
Les photographes apprécient particulièrement ce point de vue en début de matinée. La lumière éclaire alors directement les façades du village tandis que les reliefs encore légèrement brumeux renforcent la profondeur du paysage.
Le lieu invite naturellement à la contemplation. Les bancs installés devant le sanctuaire permettent de rester longtemps à observer les jeux de lumière qui transforment sans cesse le lac.
Plus au sud, la Torre di Buccione, vestige d’un château médiéval du XIIᵉ siècle, domine le lac depuis sa colline et récompense une courte randonnée par un panorama remarquable sur toute la partie méridionale du bassin.
Les belvédères du Sacro Monte
Le Sacro Monte d’Orta n’est pas seulement un chef-d’œuvre artistique.
Tout au long de la promenade reliant les vingt chapelles, plusieurs ouvertures dans la forêt dévoilent progressivement le lac. Les arbres encadrent les vues comme autant de tableaux naturels.
À certains endroits, seules apparaissent l’île et son clocher.
Quelques mètres plus loin, tout le bassin s’ouvre soudain devant le visiteur.
Cette alternance entre forêt et panorama participe largement à la magie du lieu. Le paysage ne se dévoile jamais d’un seul coup ; il accompagne progressivement la marche.
Les panoramas depuis Pella
La rive occidentale offre une lumière totalement différente.
Depuis Pella, l’île San Giulio apparaît presque toujours de face. En fin d’après-midi, lorsque le soleil éclaire directement les façades d’Orta San Giulio, les couleurs deviennent particulièrement chaleureuses. Les photographes viennent souvent s’y installer pour attendre les derniers rayons du jour.
Le petit embarcadère constitue également un excellent point d’observation. Les bateaux qui rejoignent l’île ajoutent une animation discrète à ce paysage d’une grande sérénité.
Les hauteurs de Ronco et Cesara
Pour ceux qui aiment quitter les itinéraires classiques, les routes qui montent vers Ronco, Cesara ou Arola offrent plusieurs haltes panoramiques méconnues.
Ici, le lac apparaît davantage comme un paysage montagnard. Les forêts descendent jusqu’aux rives tandis que les villages semblent accrochés aux pentes. On mesure alors combien le lac d’Orta demeure intimement lié à son environnement alpin.

Que faire au lac d’Orta ? Activités, baignades et randonnées
Le lac d’Orta est une destination que l’on découvre d’abord à pied.
Les promenades commencent souvent sans véritable objectif. Une rue attire le regard. Un sentier s’élève vers une chapelle. Une terrasse invite à faire une pause. Puis la journée s’écoule naturellement entre patrimoine, nature et gastronomie.
Mais le lac offre également une grande diversité d’activités.
Naviguer sur le lac
Impossible de séjourner ici sans embarquer.
Les bateaux de la Navigazione Lago d’Orta assurent toute l’année, avec une fréquence renforcée en été, des liaisons entre Orta San Giulio, l’île San Giulio, Pettenasco, Pella, Omegna et plusieurs autres embarcadères. La traversée vers l’île ne dure que quelques minutes, mais elle suffit à changer complètement de perspective.
Pour une découverte plus libre, plusieurs loueurs proposent également des bateaux électriques sans permis. Leur vitesse volontairement limitée correspond parfaitement à l’esprit du lieu. On glisse silencieusement au ras de l’eau, en longeant les villas cachées dans la végétation, les petites plages et les jardins suspendus.
Le kayak et le stand-up paddle rencontrent également un succès croissant. Les eaux généralement calmes du lac, surtout le matin, permettent d’approcher les rives avec une tranquillité incomparable. Depuis une embarcation légère, l’île San Giulio révèle une tout autre dimension : les clochers se reflètent dans l’eau, les façades anciennes semblent émerger directement du lac et le silence devient presque total.
Les plus belles plages du lac d’Orta
Le lac d’Orta est aussi un agréable lac de baignade.
Contrairement aux grandes plages du lac de Garde, on trouve ici de petites anses plus discrètes, souvent bordées de pelouses ou de galets.
Les plages d’Orta San Giulio, de Pettenasco, de Pella ou d’Omegna permettent de profiter d’une eau redevenue particulièrement propre grâce aux importants travaux de restauration écologique entrepris depuis les années 1980.
En été, la température de l’eau atteint généralement 22 à 25 °C, offrant d’excellentes conditions pour la baignade.
Certaines plages disposent de locations de pédalos, de paddle ou de petites embarcations, tandis que d’autres conservent un caractère beaucoup plus sauvage.
Loin des stations balnéaires très fréquentées, ces espaces invitent davantage à la détente qu’aux activités nautiques intensives.
Les plus belles randonnées autour du lac
Le relief qui entoure le lac constitue un formidable terrain de randonnée.
L’un des itinéraires les plus connus est celui qui relie Pella au sanctuaire de Madonna del Sasso. Environ deux heures de montée permettent de rejoindre ce spectaculaire balcon naturel dominant tout le bassin.
Les marcheurs plus expérimentés pourront poursuivre jusqu’aux premières pentes du Mottarone, dont les sentiers traversent de vastes forêts de hêtres et de sapins avant de rejoindre les alpages d’altitude.
À l’est du lac, plusieurs chemins relient également Orta San Giulio, Ameno et les collines voisines. Ces itinéraires alternent sous-bois, petits villages, anciennes chapelles et points de vue permanents sur le lac.
Les amateurs de randonnée itinérante peuvent enfin parcourir une partie du Giro del Lago d’Orta, un ensemble de sentiers permettant de découvrir progressivement les deux rives. Sans suivre exactement le rivage, cet itinéraire relie les principaux villages en traversant également les hauteurs, offrant ainsi une vision beaucoup plus complète du territoire.
Au lac d’Orta, la randonnée n’est jamais uniquement sportive.
Elle devient une manière d’observer le paysage évoluer lentement, de découvrir des villages oubliés et de comprendre pourquoi ce petit lac continue d’exercer une telle fascination sur ceux qui prennent le temps de l’explorer.

Comment visiter le lac d’Orta ? Tous les conseils pratiques pour organiser votre séjour
Le lac d’Orta possède une qualité rare en Italie : il est facile à découvrir sans jamais donner l’impression d’être envahi. Les distances restent modestes, les villages sont proches les uns des autres et la navigation permet de changer facilement de rive. En fonction du temps dont vous disposez, il est possible d’y consacrer une journée, un week-end ou plusieurs jours sans jamais avoir le sentiment de tourner en rond.
Combien de temps prévoir ?
Beaucoup de voyageurs découvrent le lac d’Orta au départ du lac Majeur. Depuis Stresa, il faut à peine une trentaine de minutes de voiture pour rejoindre Orta San Giulio en franchissant le Mottarone. Une journée permet alors de visiter le village, l’île San Giulio et le Sacro Monte.
Pourtant, limiter le lac d’Orta à cette seule excursion serait une erreur.
Un week-end de deux jours offre déjà une découverte beaucoup plus complète. Vous aurez le temps de parcourir les ruelles d’Orta San Giulio sans regarder votre montre, de consacrer plusieurs heures à l’île San Giulio, de monter jusqu’au Sacro Monte, de déjeuner tranquillement au bord de l’eau, puis d’explorer la rive occidentale vers Pella et Madonna del Sasso.
Si vous aimez marcher, photographier ou simplement profiter des paysages, trois à quatre jours permettent véritablement d’entrer dans le rythme du lac. Vous pourrez alors découvrir Omegna, Pettenasco, les plages, les panoramas du Mottarone et plusieurs sentiers de randonnée sans jamais avoir à courir.
Le lac d’Orta récompense ceux qui prennent leur temps.
Comment venir au lac d’Orta ?
En voiture
La voiture reste le moyen le plus simple pour découvrir l’ensemble du lac.
Depuis Milan, il faut compter environ 1 h 15 par l’autoroute A26 jusqu’à la sortie d’Arona, puis une vingtaine de kilomètres de route panoramique.
Depuis Stresa, le trajet dure environ 30 minutes en passant par Gignese et les pentes du Mottarone.
Depuis Domodossola, il faut prévoir environ 1 heure, tandis que Turin se rejoint en 1 h 45 environ.
Les parkings situés aux entrées d’Orta San Giulio sont bien organisés. Le centre historique étant largement piétonnier, il est préférable de stationner dès votre arrivée puis de poursuivre la visite à pied.
En train
Le lac d’Orta est également accessible en train.
La ligne régionale Novara – Domodossola dessert la gare Orta-Miasino, située à environ deux kilomètres du centre historique. Une navette, un taxi ou une agréable promenade permettent ensuite de rejoindre le village.
Depuis Milan, le trajet dure environ 1 h 45, généralement avec une correspondance à Novara.
Pour rejoindre Omegna, plusieurs trains régionaux desservent également la gare de la ville.
Même si le train demande un peu plus d’organisation que la voiture, il constitue une excellente solution pour un séjour centré sur Orta San Giulio et les traversées en bateau.
Oui, et c’est même un point qui manque à l’article. Je rajouterais un H3 spécifique dans la partie pratique.
Découvrir le lac d’Orta en bus
Même si la voiture reste le moyen le plus pratique pour explorer toutes les rives du lac, les transports publics permettent de découvrir facilement les principaux sites.
Depuis la gare Orta-Miasino, les bus régionaux desservent régulièrement Orta San Giulio en quelques minutes. D’autres lignes exploitées par VCO Trasporti relient Omegna, Pettenasco, Pella, Gozzano, Ameno, Armeno et plusieurs villages des collines environnantes, offrant une bonne solution pour rejoindre les principaux points de départ de randonnée ou les embarcadères du lac. Les fréquences sont naturellement plus élevées en semaine que le dimanche. (comune.pettenasco.no.it)
En combinant train, bus et bateau, il est tout à fait possible d’organiser un séjour sans voiture. Par exemple, après une arrivée à la gare d’Orta-Miasino, un bus permet de rejoindre le centre historique d’Orta San Giulio. De là, les bateaux de la Navigazione Lago d’Orta desservent toute la journée l’île San Giulio, Pella, Pettenasco, Ronco, Nonio et Omegna de mars à octobre. Cette complémentarité entre les transports terrestres et la navigation publique constitue l’une des meilleures façons de découvrir le lac à un rythme paisible, sans se soucier du stationnement. (navigazionelagodorta.it)
Pour préparer votre itinéraire, il est conseillé de consulter les horaires avant le départ, les dessertes variant selon la saison. En été, les correspondances entre les bus et les bateaux sont généralement bien adaptées aux visiteurs, ce qui permet de composer facilement une journée mêlant villages, traversées lacustres et promenades. (VCONews.it)

Découvrir le lac en bateau
Naviguer fait partie intégrante de la découverte du lac d’Orta.
Les bateaux de la Navigazione Lago d’Orta relient régulièrement Orta San Giulio, l’île San Giulio, Pettenasco, Pella, Omegna, Ronco et plusieurs autres embarcadères selon la saison.
La traversée entre Orta San Giulio et l’île San Giulio ne dure que cinq minutes environ, mais elle offre déjà l’une des plus belles vues du séjour.
Des billets simples permettent de rejoindre une destination précise, tandis que plusieurs formules de navigation donnent la possibilité de monter et descendre librement dans les différents villages au cours de la journée.
En été, la fréquence des départs est particulièrement élevée, ce qui facilite grandement l’organisation des visites sans voiture.
Peut-on visiter le lac d’Orta à vélo ?
Oui, mais il faut aimer les reliefs.
Contrairement au lac de Garde ou à certaines portions du lac Majeur, le tour complet du lac d’Orta n’est pas plat. Les routes quittent régulièrement les rives pour franchir de petites collines ou contourner les reliefs.
Les cyclistes sportifs apprécieront cette succession de montées et de descentes offrant des panoramas magnifiques.
Pour une découverte plus tranquille, les vélos à assistance électrique, disponibles chez plusieurs loueurs d’Orta San Giulio et d’Omegna, constituent probablement la meilleure solution.
Quelle est la meilleure saison pour visiter le lac d’Orta ?
Le lac d’Orta possède une personnalité différente à chaque période de l’année.
Le printemps est sans doute la saison la plus séduisante. Les glycines, les azalées, les camélias et les magnolias fleurissent tandis que les montagnes conservent encore quelques traces de neige. Les températures sont idéales pour les promenades.
L’été transforme le lac en destination de baignade. Les terrasses s’animent, les bateaux sillonnent les eaux et les longues soirées invitent à prolonger les dîners au bord du lac. Malgré cette animation, le lac d’Orta reste généralement plus paisible que les grands lacs voisins.
L’automne apporte probablement les plus belles lumières. Les forêts du Mottarone prennent des couleurs flamboyantes et les brumes matinales créent des paysages d’une grande douceur. Les photographes apprécient particulièrement cette saison.
L’hiver révèle un tout autre visage. Les visiteurs sont peu nombreux. Les ruelles d’Orta San Giulio retrouvent un calme presque monastique. Lorsque les sommets alpins se couvrent de neige, le contraste avec les eaux sombres du lac devient particulièrement saisissant. Les cafés restent ouverts, les promenades conservent tout leur charme et l’on découvre un territoire profondément authentique.

Crédit Photos:
Orta et Isola San Giulio: Alessandro Vecchi, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b4/Orta_veduta.jpg
Isola San Giulio: Alessandro Vecchi, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/31/Lago-d%27Orta_San-Giulio.jpg
Lago d’Orta et Monte Rosa
The Teacher71, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/00/Lago_d%27Orta.jpg
Orta village: Torsade de Pointes, CC0, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/05/Orta_Via_Poli_2.JPG
Orta embarcadère : Roons, CC BY-SA 3.0 <http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/46/Orta-dorp-plein.jpg
Orta Villa Crespi: Torsade de Pointes, CC0, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a2/Orta_Villa_Crespi_5.JPG
Ronco di Pella : Luce61, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d9/Ronco_di_Pella_2.jpg
Orta Sacro Monte : Hagai Agmon-Snir حچاي اچمون-سنير חגי אגמון-שניר, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/24/OrtaSanGiulioAug132024_05.jpg
Orta statues Sacro Monte : Wolfgang Sauber, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons// https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f6/Sacro_Monte_Orta_-_Kapelle_6_Mission_Franz_2.jpg
Isola San Giulio: Torsade de Pointes, CC0, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e8/Orta_Isola_San_Giulio_3.psd.jpg
Orta dal Mottarone: Alessandro Vecchi, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fc/Lagod%27Orta_Mottarone.jpg
Omegna dal Belvedere: Dario Crespi, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/69/Omegna_dal_belvedere_di_Quarna_Sopra_04.jpg
Omegna lungolago: Fabio Poggi, CC BY 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by/3.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/90/Lungolago_di_Omegna_-_panoramio_%286%29.jpg
Orta Broletto: René Hourdry, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/05/Broletto%2C_Orta_San_Giulio%2C_Italy_-_2019_i.jpg
Madonna del Sasso de loin : Alessandro Vecchi, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8e/Santuario_Madonna_del_Sasso2.jpg
Isola San Giulio, Basilica: Torsade de Pointes, CC0, via Wikimedia Commons // https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e6/Isola_San_Giulio_Basilica_2.JPG
Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
Les plus beaux villages autour de Stresa, sur les rives du lac Majeur
Explorez les plus beaux villages autour de Stresa : Baveno, Belgirate, Verbania, Pallanza, le Mottarone et les îles Borromées au fil du lac Majeur.
Les îles Borromées : découvrez les joyaux du lac Majeur
Visitez les îles Borromées : Isola Bella, Isola Madre et Isola dei Pescatori. Histoire, palais, jardins, accès, conseils et panoramas du lac Majeur.
Que faire à Stresa ? Découvrez la perle élégante du lac Majeur
Découvrez Stresa, la plus élégante station du lac Majeur : promenade sur les rives, villas Belle Époque, jardins, panoramas, Mottarone et dolce vita italienne.
Mes articles sur le patrimoine et l’histoire des Alpes
Retrouvez ici tous les articles que j’ai rédigés sur l’histoire des Alpes et de la Maison de Savoie sur le média « Nos Alpes »
Découvrez les 7 plus beaux sites autour de Bormio
Que voir autour de Bormio? Découvrez ces sept magnifiques sites qui font la réputation des montagnes de la Haute Valteline
Que faire à Bormio, au coeur de la Haute Valtellina
Au coeur des Alpes, découvrez Bormio, son authentique village médiéval, ses pistes de ski mythiques et son environnement naturel magique
Trois grands cols des Alpes du Sud: Larche, Lombarde et Bonette
Explorez cet itinéraire d’altitude entre Ubaye, Piémont et Tinée : villas mexicaines, sanctuaires et cols sauvages.
Itinéraire dans les Alpes entre France et Italie : Cols du Mont Cenis et de Montgenèvre
Entre Mont-Cenis et Montgenèvre suivez une route millénaire entre cols stratégiques, forts oubliés et cités alpines chargées d’histoire.
Les spots les plus élégants sur les rives du lac de Côme
Le lac de Côme est le plus romantique des lacs alpins. Les villas qui en embellissent les rives sont autant de prétextes à sa visite.
Les coins les plus beaux et les plus raffinées du Lac Majeur et du lac d’Orta
Le lac Majeur est une poésie: ses rives et ses îles regorgent de richesses architecturales et la couleur de ses paysages est splendide.
Itinéraire dans les Alpes de Lombardie
Les Alpes de Lombardie se découvrent vallée après vallée. Une région riche en culture, vignobles, tradition alpine, lacs et glaciers!
Découverte des Alpes du Piémont proches de Turin
Depuis Turin, partez visiter le Piémont, région riche de son patrimoine, de ses magnifiques paysages alpins et de sa gastronomie.
Découvrir l’ambiance raffinée du Tessin autour des lacs de la Suisse du Sud
Comment réussir le mélange entre la perfection suisse et l’art de vivre à l’Italienne? Il faut aller dans le Tessin pour le découvrir!
Pourquoi visiter le lac d’Iseo?
Le lac d’Iseo, unique en son genre, proche des grandes villes d’art de Lombardie est sur la route des grandes Alpes lombardes.
Les plus belles destinations sur les rives du lac de Garde
Plus qu’un lac, voici une mer. Aux airs de fjord au nord, et plus méditerranéen au sud, le Lac de Garde propose une multitude d’activités.
Les plus pittoresques des lacs Suisses au coeur des Alpes
En Suisse, de nombreux lacs alpins rafraichissent les vallées et les plaines. Voici les principaux lacs des Alpes Suisses.
Les meilleurs spots pour des vacances sur les rives d’un lac des Alpes
Les lacs des Alpes sont de véritables joyaux à découvrir. Raffinés ou plus sauvages, leurs rives vous proposent une autre version des Alpes.
Alpes Italiennes: nature sauvage et villages d’exception
De grands lacs, des glaciers, des villages typiques et une gastronomie raffinée font le charme des Alpes Italiennes
Les dix plus belles destinations en train sur un lac dans les Alpes
Le voyage en train marque déjà le début de l’expérience des vacances. Le train permet d’accéder très facilement à de nombreux lacs dans les Alpes.
Les cinq plus beaux panoramas sur des lacs en Suisse
Cinq lacs en Suisse qui méritent d’être admirés depuis un belvédère en altitude. AlpAddict vous emmène découvrir les plus beaux panoramas.
Cinq bonnes raisons pour passer des vacances au lac dans les Alpes
En cinq points très simples, voilà pourquoi passer des vacances d’été au bord d’un lac dans les Alpes, c’est une excellente idée.
Pourquoi aller en vacances d’hiver à Livigno ?
Découvrez avec AlpAddict la vallée de Livigno en Italie. A 1800m d’altitude ce paradis pour les amoureux de la neige et des sports d’hiver vous réservera un accueil chaleureux à l’Italienne.
Comment choisir parmi les Lacs du Nord de l’Italie ?
La Dolce Vita à la montagne. La Méditerranée dans les Alpes.
AlpAddict connait tous les secrets de ces bijoux.
Les Alpes du Piémont, de la Vallée d’Aoste et de la Lombardie
AlpAddict vous fait découvrir les beautés des Alpes du Piémont, de la Vallée d’Aoste et de la Lombardie, entre montagnes et gastronomie.
Que faire en vacances dans les Alpes en Suisse, entre lacs et montagnes
En vacances dans les Alpes en Suisse! Les nombreux lacs, les glaciers au-dessus des verts pâturages et les chalets en bois vous raviront.






















