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Il suffit d’une quinzaine de minutes de route depuis le centre de Chambéry pour changer complètement d’univers. À mesure que l’on quitte le bassin de Chambéry, la route s’élève en quelques lacets au-dessus des derniers quartiers de l’agglomération. Les vues s’ouvrent rapidement sur la vallée, les maisons s’espacent, les prairies réapparaissent et les forêts gagnent du terrain. On a l’impression de partir en montagne alors que la ville est encore tout près.

Cette sensation résume parfaitement Saint-Jean-d’Arvey.

À environ 600 mètres d’altitude, au pied occidental du massif des Bauges, le village s’étire sur un vaste balcon naturel orienté vers l’ouest. Il domine Chambéry et la cluse savoyarde tout en restant profondément ancré dans un paysage de moyenne montagne fait de forêts, de prés et de petits hameaux. C’est un village qui regarde autant vers la ville que vers les sommets des Bauges.

On vient à Saint-Jean-d’Arvey pour marcher, prendre l’air, découvrir une montagne douce et accessible. On y reste souvent parce que l’on y trouve un équilibre rare entre nature, proximité urbaine et qualité de vie.

Une situation géographique exceptionnelle aux portes du massif des Bauges

Saint-Jean-d’Arvey appartient au Parc naturel régional du Massif des Bauges. La commune occupe une position singulière sur le versant occidental du massif, entre les dernières pentes de la montagne de la Doriaz, le plateau de la Féclaz et les premiers reliefs qui conduisent vers le cœur des Bauges.

Cette position explique immédiatement le paysage.

En regardant vers l’ouest, le regard porte loin sur la cluse de Chambéry, la chaîne de l’Épine et la Chartreuse. En se tournant vers l’est, la montagne semble se refermer progressivement. Les forêts de hêtres et de sapins montent vers les crêtes du Nivolet et les hauts plateaux de La Féclaz et au Revard.

Cette géographie particulière crée une impression de transition permanente. Saint-Jean-d’Arvey n’est ni tout à fait un village de plaine, ni encore un village de haute montagne. Il se situe exactement à l’endroit où l’on commence à sentir les Alpes.

Le climat participe largement à cette impression. L’altitude apporte quelques degrés de fraîcheur en été. Les nuits sont plus agréables qu’à Chambéry pendant les épisodes de chaleur. L’hiver est généralement plus enneigé que dans la plaine sans connaître les rigueurs des grands plateaux du Revard.

Les habitants parlent souvent d’une qualité de lumière particulière. Le village bénéficie d’un excellent ensoleillement tout en étant suffisamment élevé pour profiter d’un air plus sec et plus frais que celui de la cuvette chambérienne.

Un village de montagne qui a conservé son identité

Saint-Jean-d’Arvey compte aujourd’hui un peu plus de 1 800 habitants. Malgré sa proximité immédiate avec Chambéry, le village a réussi à préserver son caractère rural.

Le bourg principal s’organise autour de l’église et de la mairie. Mais la commune est surtout composée d’une succession de hameaux dispersés sur le versant : La Combe, Lovettaz, Les Moulins, La Gériaz ou encore La Corbière.

Cette organisation raconte l’histoire agricole du village. Pendant des siècles, les habitants ont vécu d’une économie montagnarde faite d’élevage, de cultures vivrières et d’exploitation forestière. Les fermes s’implantaient au plus près des terres cultivables et des points d’eau.

Aujourd’hui encore, de nombreuses maisons anciennes rappellent cette histoire. On aperçoit des granges savoyardes, des façades en pierre, de vieux fours à pain et des bâtiments agricoles reconvertis en habitations.

La montagne est omniprésente, mais elle n’est jamais écrasante. Les espaces ouverts restent nombreux. Les prairies montent doucement vers les forêts et l’on garde toujours une impression de respiration et de lumière.

Est-ce que Saint Jean d'Arvey est ensoleillée ?
Saint Jean d’Arvey et le Peney sous la neige

Le sentier des vignes : marcher dans une histoire oubliée

Peu de visiteurs imaginent que les pentes de Saint-Jean-d’Arvey furent autrefois couvertes de vignes.

Le sentier des vignes constitue aujourd’hui l’une des plus agréables promenades de la commune. Le parcours permet de découvrir d’anciennes terrasses de culture, des murets de pierre sèche et plusieurs points de vue remarquables sur Chambéry.

On comprend rapidement que ces coteaux bénéficiaient d’une exposition particulièrement favorable. Jusqu’au XIXe siècle, la vigne occupait une place importante dans l’économie locale.

En marchant sur ce sentier, on découvre un autre visage de la montagne savoyarde. Celui d’une montagne profondément travaillée par l’homme, où chaque pente ensoleillée était utilisée.

L’itinéraire est facile et accessible à toute la famille. Il constitue une excellente première découverte de Saint-Jean-d’Arvey.

Cinq belles randonnées au départ de Saint-Jean-d’Arvey

La première idée de promenade est naturellement la cascade de la Doriaz. Cette randonnée emblématique des environs de Chambéry débute à quelques minutes du village. Le sentier traverse une belle forêt de feuillus avant de rejoindre une impressionnante chute d’eau de plus de soixante mètres de hauteur. Après de fortes pluies ou à la fonte des neiges, le spectacle est particulièrement saisissant.

Autre classique incontournable : la montée au mont Peney. Le sentier prend progressivement de la hauteur dans les bois avant d’atteindre un magnifique belvédère. Le panorama embrasse toute la cluse de Chambéry, le lac du Bourget, la Chartreuse et le Jura.

Les marcheurs plus sportifs peuvent rejoindre la Croix du Nivolet. Cette randonnée figure parmi les plus belles de l’avant-pays savoyard. L’arrivée devant l’immense croix métallique suspendue au-dessus du vide procure toujours une émotion particulière.

Le plateau de la Féclaz est également accessible à pied depuis certaines parties de la commune. L’itinéraire traverse progressivement les forêts de moyenne montagne avant de déboucher sur les grandes clairières d’altitude.

Enfin, les sentiers qui rejoignent les hameaux de Lovettaz et de La Combe permettent de composer de nombreuses boucles familiales entre prés, petits bois et points de vue permanents sur la vallée.

L’un des grands plaisirs de Saint-Jean-d’Arvey réside justement dans cette variété. En quelques kilomètres seulement, on peut passer d’une promenade d’une heure à une véritable randonnée alpine.

Montée au Nivolet par Lovettaz
Le hameau de Lovettaz au-dessus de Saint Jean d’Arvey

Une porte d’entrée idéale vers les cols et les stations des Bauges

La situation géographique de Saint-Jean-d’Arvey en fait également un remarquable camp de base pour explorer le massif des Bauges.

La route monte rapidement vers le plateau de la Féclaz. En une quinzaine de minutes, le paysage change complètement. Les grandes forêts de sapins et les vastes clairières annoncent déjà les plateaux nordiques de Savoie Grand Revard.

L’hiver, le domaine nordique de la Féclaz constitue l’un des plus importants de France avec plus de 150 kilomètres de pistes de ski de fond. L’été, les mêmes paysages deviennent un immense terrain de randonnée, de VTT et de promenade familiale.

En poursuivant vers le sud-est, on rejoint facilement le col de Plainpalais. Depuis ce balcon naturel, les vues sur le mont Granier, la Chartreuse et la cluse de Chambéry sont remarquables.

Plus loin encore, la route conduit vers les Aillons-Margériaz. Cette station familiale des Bauges possède une personnalité très différente du Revard. Ici, les falaises calcaires du Margériaz donnent davantage l’impression d’entrer dans une véritable montagne alpine.

Saint-Jean-d’Arvey se trouve ainsi au carrefour de plusieurs univers : la montagne douce des plateaux nordiques, les falaises calcaires des Bauges et les grands paysages de la cluse de Chambéry.

Pourquoi il fait bon vivre à Saint-Jean-d’Arvey

Il est facile de comprendre pourquoi la commune attire de nouveaux habitants depuis plusieurs décennies.

La proximité de Chambéry est évidemment un atout majeur. Le centre-ville, les gares, les commerces et les zones d’activités sont accessibles en une quinzaine de minutes de voiture. Des lignes de bus du réseau Synchro relient également régulièrement le village à l’agglomération chambérienne.

Le village dispose de nombreux services de proximité : école primaire, équipements sportifs, vie associative particulièrement dynamique et commerces de base.

Mais ce qui séduit le plus reste sans doute le cadre de vie.

On vit ici dans un environnement largement préservé. Les enfants grandissent au contact direct de la nature. Les départs de randonnée commencent parfois au bout du jardin. Les forêts sont accessibles à pied et les grands espaces des Bauges se trouvent à quelques minutes seulement.

Le climat constitue également un avantage souvent évoqué par les habitants. L’altitude apporte une fraîcheur appréciable en été et l’on bénéficie d’un enneigement généralement plus généreux qu’à Chambéry sans subir les contraintes de la haute montagne.

Le village possède aussi quelques très bonnes tables. Le restaurant Le Saint-Jean est devenu une adresse appréciée pour sa cuisine soignée et son atmosphère conviviale, parfaitement représentative de cette montagne habitée qui refuse les artifices.

Enfin, Saint-Jean-d’Arvey procure une sensation de calme devenue rare. Ici, la montagne n’est pas un décor de vacances que l’on contemple de loin. Elle fait partie du quotidien.

Le matin, la lumière apparaît derrière les crêtes des Bauges. Le soir, le soleil descend lentement vers le lac du Bourget et le Jura. Entre les deux, il suffit souvent de quelques minutes de marche pour rejoindre un sentier forestier ou un belvédère.

C’est peut-être cela, finalement, le secret de Saint-Jean-d’Arvey. Être suffisamment proche de Chambéry pour profiter de tous les avantages d’une ville et suffisamment en montagne pour avoir l’impression de vivre ailleurs.

Un balcon sur les Alpes, assurément. Mais surtout une manière particulièrement douce et équilibrée d’habiter la montagne.

Neige-t-il à Saint Jean d'Arvey?
Saint Jean d’Arvey sous le soleil d’hiver

Venir à Saint-Jean-d’Arvey en transports en commun depuis Chambéry

Saint-Jean-d’Arvey est également accessible sans voiture depuis l’agglomération chambérienne. La ligne 12 du réseau Synchro Bus relie le centre de Chambéry à la commune en desservant notamment la gare routière, Bassens et plusieurs arrêts de Saint-Jean-d’Arvey. Selon le point de départ et l’arrêt choisi, il faut compter environ 25 à 35 minutes de trajet. La ligne fonctionne toute l’année, avec plusieurs passages quotidiens, mais des fréquences plus espacées en soirée, le dimanche et pendant certaines périodes de vacances scolaires. Les horaires, itinéraires et titres de transport peuvent être consultés et achetés auprès du réseau Synchro Mobilités. Cette liaison permet ainsi de vivre ou de séjourner à Saint-Jean-d’Arvey tout en conservant un accès direct à la gare SNCF, au centre-ville et aux principaux services de Chambéry.

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